Algerie Europe coopération durable

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Patrick le Berrigaud
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mardi 26 juillet 2011

Algerie lutte contre l'habitat précaire 2011

Un total de 3.000 aides a été retenu pour la wilaya de Khenchela pour la poursuite durant l'exercice 2011 du programme de lutte contre l'habitat précaire dans les villes de Khenchela, Kaïs, Ouled Archach et Chechar, a indiqué la direction locale du Logement et des équipements publics (DLEP). Seules 1.000 aides du précédent programme de ce type d'aides demeurent encore au stade d'exécution des travaux dont la majorité au chef-lieu de wilaya qui concentre, avec la localité de Kaïs, une grande partie des constructions précaires, étant les deux plus anciennes agglomérations de la wilaya, a -t-on précisé. Ce nouveau lot d'aides sera réparti sur les communes de la wilaya en fonction des statistiques faites après inspection conjointement par les commissions techniques, des bureaux d'études et les services techniques des communes et daïras. Selon la même source, 400 aides pour l'entretien de vieilles habitations sont nécessaires pour le chef-lieu de wilaya où de nombreuses autres constructions insalubres doivent être démolies notamment, dans les cités Boujelbana, Ain Kerma, Chabor et Bénimaâfa. Selon les services de la construction et de l'urbanisme, les occupants des constructions nécessitant démolition seront relogés dans des logements neufs et les terrains des anciennes habitations seront récupérés pour les besoins d'intérêt général. 3.800 aides à l'entretien des constructions précaires ont été attribuées à Khenchela entre 2006 et 2010. Les montants d'aides varient
entre 300.000 et 700.000 DA en fonction de l'état de l'habitation, note-t-on. M.DJ

Perspective de la reconstruction de la destination Algérie 2011

Dans la perspective de la reconstruction de la destination Algérie, nous allons élaborer des guides qui seront offerts gratuitement aux voyageurs de la compagnie nationale Air Algérie, nous associerons aussi les représentations consulaires.

la contribution des agences de voyages.
Ces dernières doivent se professionnaliser pour contribuer à la vente de produits touristiques. Il ne suffit pas d'être présent dans des salons pour promouvoir la destination Algérie. Il faut ouvrir d'autres perspectives avec l'intégration des TIC. Justement, dans le nouveau cahier des charges, nous faisons obligation aux agences d'utiliser les TIC dans leur processus avec l'engagement de l'Etat de les accompagner. Nous avons signé un accord avec le ministère des Postes et des Technologies de l'information et de la communication. Cet accord permettra entre autres, aux tourisites de faire des réservations et choisir des circuits via Internet.

lundi 25 juillet 2011

Alger 3 navettes hebdomadaires vers la plage



L’APC  d’Alger-centre organise des navettes à la destination des plages de la commune de Zéralda. Trois fois par semaine, des bus sillonnent les quartiers d’Alger-centre pour assurer le déplacement des familles vers Zeralda. Ces dessertes ciblent les quartiers de Telemly, Debih Chérif, Bellili, Larbi Ben M’hidi  et les riverains de la place Audin.

Alger rénovation Marché Clauzel la poissonnerie rouverte

La poissonnerie du marché Clauzel a été rénovée et rouverte il y a quelques jours. Après plusieurs mois de travaux, cet espace a été modernisé et est devenu plus adapté à ce commerce.
En effet, les étals ont été refaits et réalisés en marbre, avec un réseau d’évacuation des eaux permettant de répondre aux normes d’hygiène et de salubrité.
Le seul défaut, a-t-on constaté, est que les prix restent excessifs et le choix des marchandises proposées n’est pas très varié.
Aussi, si la poissonnerie a été réhabilitée, au grand bonheur des amateurs de poisson, à l’extérieur le marché Clauzel connaît toujours une grande anarchie due aux marchands informels qui ont envahi les lieux. Leur nombre est tellement important que les clients ont toutes les peines du mondepour accéder au marché.

METRO ALGER مترو الجزائر

Le métro d'Alger est un réseau ferroviaire de transport urbain de type métro en construction qui desservira la ville d'Alger
Il permettra de parer à l'explosion démographique et au besoin de transport collectif qui en résulte. Lancé dans les années 1980 il a été ralenti du fait de difficultés financières et de l'insécurité dans les années 1990. Le projet a été relancé en 2003. La première phase de la ligne 1 «Haï el Badr » - « Tafourah-Grande poste», 8,6 km, 10 stations, est actuellement terminée. La mise en service commerciale est prévue pour 2011. Il constitue, avec le métro du Caire, le seul métro lourd du continent africain.

dimanche 24 juillet 2011

Algerie un rivage fragilisé par l’urbanisation


L’étude de l’impact de l’urbanisation sur l’évolution du rivage s’est heurtée à la difficulté d’acquisition de couvertures aériennes ou satellitaires de haute résolution. Aussi le choix a été fait d’utiliser des images obliques de différentes dates. La plage de Saint-Roch sert de zone test grâce à des images datant des années 1940,1960, 2004 et 2009. Leur comparaison donne à voir un recul du trait de côte d’environ 20 mètres sur une période de 70 ans .L’érosion très sensible de l’estran qui s’est déroulée simultanément avec l’urbanisation qui affecte sous des formes diverses (habitat traditionnel, villa, cabanon, hôtel), la partie haute de la plage. Ces changements du paysage littoral ne sont pas propres à Saint-Roch, ils sont observés sur les autres plages. « Bétonisation » marquée de la plupart des plages de la baie et avancée de la mer sont simultanées. Cependant, dans d’autres secteurs, là où le rivage est rocheux, le trait de côte est resté stable mais la couverture sableuse autrefois épaisse est décapée dans sa quasi-totalité

Algerie Instrument Européen de Voisinage et de Partenariat


Instrument Européen de Voisinage et de Partenariat
A partir du 2007, les priorités de l'Union européenne en termes de coopération financière avec l'Algérie relèvent de l'Instrument européen de voisinage et de partenariat. Le cadre stratégique pour la coopération de l’Union européenne avec l'Algérie est établi dans le Document de Stratégie Pays qui couvre actuellement la période 2007-2013.

Dans ce cadre, deux Programmes indicatifs nationales (PIN) définissent les priorités de la coopération financière pour les périodes 2007-2010 et 2011-2013.

Pour le PIN 2007-2010 les axes prioritaires sont :

•la réforme de la justice,
•la croissance économique et l'emploi et
•le renforcement des services publics de base.
Pour cette période, l'Union européenne a prévu une enveloppe de €220 millions.

Par contre, pour la période couverte par le PIN 2011-2013 , l'Union européenne va engager une enveloppe de €172 millions. Pour cette période le PIN focalise particulièrement sur la croissance économique et l'emploi et sur le développement durable et la culture. Dans cette deuxième priorité, l'Union européenne lancera son premier programme dans le domaine de l'environnement et du changement climatique en Algérie.

Jumelages
A partir de 2009 l'Algérie bénéficie aussi de projets de jumelage avec les administrations d'Etats Membres de l'Union européenne. Les premiers projets ont été identifiés dans des domaines tels que la fiscalité, l'évaluation de la conformité, la qualité de l'eau et l'artisanat.

D'autres lignes budgetaires
Outre au projets bilatéraux dans le domaine d'Instrument euvopéen de voisinage et de partenariat, de nombreux projets sont financés dans le cadre de programmes thématiques en faveur des droits de l'homme, de la société civile, de la santé, de l'égalité entre les hommes et les femmes, de la jeunesse et de la migration et asile.

L'Algérie bénéficie aussi des programmes régionaux ainsi que dans des programmes dans le domaine de la coopération universitaire et de la recherche tels que TEMPUS et Erasmus Mundus.

ALGER ONU Madame Raquel Rolnik 2011


EL WATAN

La rapporteuse spéciale sur le logement convenable en tant qu’élément du droit à un niveau de vie suffisant et à la non-discrimination à cet égard, Raquel Rolnik, a effectué une visite officielle en Algérie du 9 au 19 juillet courant sur invitation du gouvernement algérien.

La rapporteuse spéciale remercie le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire pour son invitation, ainsi que pour sa coopération pendant la phase préparatoire et tout au long de cette visite. Elle remercie aussi l’équipe de pays des Nations unies pour l’appui reçu dans l’organisation de cette visite, ainsi que la société civile algérienne pour sa participation et les citoyens qui ont témoigné de leur situation.
Pendant sa visite, Raquel Rolnik s’est réunie avec différentes autorités de l’Etat algérien au niveau national, de wilaya, de daïra et communales. Tout comme elle a tenu des réunions avec les ministres des Affaires étrangères, de l’Habitat et de l’Urbanisme, et de l’Agriculture et du Développement rural. Elle a rencontré aussi des équipes des ministères de la Justice, du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, et de la Prospective et des Statistiques. Elle s’est réunie aussi avec le Conseil national économique et social (CNES) et avec la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH). La rapporteuse spéciale a eu l’occasion de se réunir aussi avec des représentants de l’administration des wilayas d’Alger, Oran et Boumerdès, aussi bien qu’avec des représentants des assemblées élues des différentes communes de ces wilayas.

Malheureusement, à cause de la grève de la compagnie aérienne, elle n’a pas pu se rendre à Ghardaïa, tel que programmé. L’envoyée de l’ONU a tenu des tables rondes avec différentes institutions des Nations unies et des représentants du corps diplomatique. Finalement, elle a rencontré des représentants de la société civile : ONG, associations, syndicats, académiciens et experts dans la question du logement à Alger, Oran et Blida. La rapporteuse spéciale a pu visiter différents projets réalisés ou en cours de réalisation dans le cadre des différents programmes de logements lancés par l’Etat (à Alger, Boumerdès et Oran). Elle a aussi visité des bidonvilles, des chalets, des cités, elle a vu des situations de logements précaires et d’habitat spontané.
Au terme de sa visite, la rapporteuse spéciale a souhaité présenter ses observations et conclusions préliminaires. Elle a tenu à préciser qu’il ne s’agit que d’observations de caractère général sur un nombre limité de questions spécifiques, alors qu’un plus large éventail de questions sera adressées dans le rapport final.


La situation actuelle du logement en Algérie


La rapporteuse spéciale apprécie l’effort important déployé au cours des dix dernières années par le gouvernement algérien en matière de production de logements en milieux urbain et rural, en particulier le logement social gratuit, et l’importante contribution budgétaire de l’Etat dans ce domaine (17,4% du budget national pour le quinquennat 2010-2014). Elle tient à souligner l’importance du compromis de l’Etat algérien en matière de logement, tout particulièrement dans un contexte international qui est caractérisé par le désengagement des Etats concernant cette question. Pendant sa visite, Raquel Rolnik a été frappée par le fait que la conception du logement comme étant un droit fondamental est très profondément enracinée dans la société algérienne et comment l’Etat considère la question du logement comme une de ses responsabilités principales envers la population. Dans ce sens, elle constate le compromis de l’Etat algérien avec son obligation de réaliser progressivement le droit au logement, bien qu’il n’y ait pas une reconnaissance légale de ce droit dans le cadre normatif interne (suite à l’amendement de la Constitution en 2008 le droit au logement n’est plus reconnu comme un droit constitutionnel).


La rapporteuse spéciale remarque que les efforts actuels du gouvernement en matière de logements sont déployés dans le cadre d’un déficit structurel et chronique de logements convenables. Cette situation déficitaire, héritée de l’époque coloniale (selon des données présentées à la rapporteuse spéciale seulement le 10% de la population algérienne vivait dans des logements convenables au moment de la décolonisation en 1962), s’est détériorée particulièrement au fil des années 1980-1990 suite à une superposition de différentes problématiques. Parmi ces dernières, Mme Rolnik souligne les effets du réajustement économique imposé suite à la baisse du prix du pétrole dans la deuxième moitié des années quatre-vingts et qui ont provoqué une détérioration des conditions de vie, d’emploi et de revenu de la population, accélérant ainsi un phénomène migratoire vers les grandes villes. Pendant cette période, l’Etat ne disposait plus de moyens pour financer une politique de logements, ce qui a provoqué l’émergence de l’habitat spontané et de bidonvilles. Le conflit des années quatre-vingt-dix -la «décennie noire»- a aussi contribué à l’accélération de l’exode rural en entraînant un déplacement de la population vers les villes pour fuir la violence. Un troisième facteur, qu’il faut prendre en considération, est la vulnérabilité du pays aux catastrophes naturelles (en particulier les tremblements de terre et les inondations dans différentes parties du pays à maintes reprises).


La rapporteuse spéciale note qu’actuellement, la situation du logement en Algérie se caractérise par un éventail de problématiques différentes. Au cours de sa visite, elle a pu constater en particulier :
- Un surpeuplement dans des logements qui ne conviennent pas à la taille des familles qui les occupent (avec de nombreux cas de familles qui habitent dans une seule chambre dans des cités bâties au cours de différentes périodes, ainsi que des maisons et des hôtels subdivisés et loués par chambre ou le partage d’un seul logement entre plusieurs familles).-L’existence d’un nombre important de bidonvilles et de formes d’habitat spontané qui manquent de conditions minimales de vie suffisante (habitabilité, services, etc.).
-La pratique de louer des garages à des privés obligés de vivre dans des situations très précaires.
-La spéculation sur les prix du loyer.
-Un nombre important d’expulsions souvent exécutées suite à des décisions judiciaires entamées par des privés.
-La pérennisation du logement d’urgence censé être transitoire (par exemple certaines personnes qui habitent depuis huit ans dans des chalets construits suite au tremblement de terre de Boumerdès).
-Le dépérissement des vieux bâtis colonial et ottoman (qui dépasse les deux millions de logements).
-Le vieillissement et la détérioration du parc bâti construit par l’Etat dans un contexte de faible entretien de la part de locataires, copropriétaires ou de l’Etat.
-Un pourcentage important du parc du logement inoccupé (14% à l’échelle nationale, selon des sources officielles, ce qui équivaut à presque un million de logements).


La politique du logement en Algérie : le défi de démocratiser et diversifier une politique basée sur l’offre


Pendant sa mission, la rapporteuse spéciale a pu remarquer que l’important investissement du gouvernement dans le domaine du logement est complètement focalisé sur la construction de nouvelles unités de logements en fonction de la disponibilité de terrain public et de critères d’éligibilité définis dans les différents programmes qu’il a établis. Les objectifs de nature quantitative ont été établis en l’absence d’une évaluation préalable des différentes nécessités qui existent dans le pays en matière de logement. Le gouvernement a ainsi établi une politique qui, mis à part le programme de résorption de l’habitat précaire, n’est pas basée sur les différentes nécessités des personnes mal logées et n’incorpore pas des stratégies spécifiques pour adresser des problèmes et questions de nature différente. Cette approche qui a donc été jusqu’à très récemment de type exclusivement quantitatif a promu un produit unique qui ne répond pas aux différentes nécessités existantes. Cette politique a ainsi abouti à la production de logements et non pas au développement d’un habitat convenable, d’autant plus que le terrain public disponible en zone urbaine est limité et que cela a amené à une énorme dispersion sur le territoire. Dans ce contexte, la rapporteuse spéciale exhorte le gouvernement à procéder à une évaluation des besoins existants en matière de logement et à axer ses politiques sur les besoins, avec des programmes plus diversifiés et des politiques d’habitat qui visent à l’intégration de l’espace urbain.


Dans ce contexte, elle encourage les efforts récents de planification urbaine entrepris sur le plan national à travers le Schéma national d’aménagement du territoire et des plans locaux, tels que le plan directeur d’urbanisme adopté par la wilaya d’Alger, parmi d’autres.
La rapporteuse spéciale a pu remarquer le manque de participation et de communication/vulgarisation dans la politique de logement promue par le gouvernement, une politique qui reste opaque pour le commun des citoyens. Elle remarque aussi qu’il reste des efforts à faire en matière de transparence et que les diverses institutions qui participent au processus d’attribution de logements disposent d’un marge de discrétion qui ouvre la voie au clientélisme et à la corruption. Tout cela, selon la rapporteuse spéciale, aurait contribué à créer un climat de soupçon et de manque de confiance de la part de la population, en témoignent les émeutes qui régulièrement explosent suite à l’affichage des listes de personnes auxquelles sont attribués des logements de type social locatif. Dans ce contexte, la rapporteuse spéciale recommande l’établissement de programmes d’outreach et la création d’un fichier unifié national des demandes de logement déposées par la population avec les points attribués et la position de chaque demandeur dans la liste. La classification de toutes les demandes devrait être publiée et rendue accessible, par exemple dans la page Web de la commune, daïra ou wilaya.


La Rapporteuse spéciale souhaite aussi souligner le manque de concertation et de participation de la société civile dans la définition, l’application, la gestion et le suivi des politiques de logement et de planification urbaine. Dans ce cadre, elle apprécie les efforts récemment entamés par le gouvernement pour être plus à l’écoute de la société civile (par exemple par le moyen de l’organisation des assises de l’urbanisme ou de la tenue des premiers états généraux de la société civile) et elle exhorte le gouvernement à s’engager dans un réel effort de concertation pour ce qui a trait à la définition des politiques de logement et à institutionnaliser des mécanismes permanents de suivi de l’application de ces politiques (cela dans le cadre aussi des réformes annoncées au niveau législatif et notamment en ce qui concerne la loi sur les associations et la représentation des femmes dans les assemblées élues). Dans ce contexte, elle recommande notamment l’établissement d’un observatoire autonome de l’habitat. Elle exhorte aussi le gouvernement à promouvoir, respecter et protéger les droits de toute personne à s’associer et organiser et les droits de défenseurs des droits de l’homme, particulièrement ceux qui sont engagés dans le domaine du droit au logement, et tels qu’ils sont définis dans la Résolution A/RES/53/144 de l’Assemblée générale (Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnues).


Situations spécifiques : Discrimination à l’égard des femmes dans l’accès à un logement convenable


Pendant sa visite, la rapporteuse spéciale a pu constater que malgré des améliorations sur le plan normatif, en particulier la réforme du code de la famille en 2005, les femmes algériennes n’ont pas encore un statut égal à celui des hommes au sein de la famille et elles continuent d’être victimes de discrimination de facto si non de jure dans l’accès au logement. Selon la loi algérienne en particulier, les femmes ne peuvent pas prétendre à la même part d’héritage que les hommes de la famille. La rapporteuse spéciale a écouté de nombreux témoignages et reçu beaucoup d’informations sur les différents types de discriminations qui existent à l’égard de la femme. Les femmes célibataires, divorcées et veuves sont particulièrement vulnérables à la discrimination en matière d’accès au logement. Les dossiers de demandes de logements de femmes célibataires ne sont souvent même pas reçues par les commissions d’attribution de logement social et très rarement des logements sociaux sont attribués à des femmes célibataires.

En outre, les logements sont attribués au nom de la personne qui dépose le dossier de demande et dans le cadre des couples, il s’agit presque toujours des époux, le titre de location ou de propriété est donc dans la majorité des cas au nom des hommes. En ce qui concerne les femmes divorcées, selon le code de la famille de 2005, seulement si le couple a des enfants et que la femme obtient la garde des enfants, le mari doit s’assurer que son ex-épouse a un logement. Ces situations sont tranchées au cas par cas par les juges qui peuvent le cas échéant demander à ce que l’épouse continue à vivre avec ses enfants dans le domicile familial ou que le mari verse à son ancienne épouse un montant censé lui permettre de payer un loyer. A ce sujet, il faut remarquer que le montant du loyer établi par le juge se base sur les prix officiels des loyers, alors que les prix réels du marché du loyer sont de beaucoup supérieurs. Dans ces cas, les femmes se trouvent dépourvues de moyens de payer un loyer et elles n’ont d’autre option que d’aller vivre dans la rue ou de rester dans le logement de leur ex-époux où elles sont souvent victimes de violences. Dans ce contexte, la rapporteuse spéciale est particulièrement préoccupée du numéro insuffisant, et dans certaines villes de l’inexistence de foyers pour les femmes victimes de violence. Face aux nombreuses discriminations existant à l’égard des femmes. La rapporteuse spéciale exhorte le gouvernement à adopter des formes de discrimination positive à l’égard des femmes en ce qui concerne l’accès au logement, elle recommande par exemple que les titres de logement soient toujours attribués au nom du couple et non pas de la personne qui dépose le dossier. De plus, elle recommande aux juges de fixer le montant du loyer que l’époux doit verser à son ancienne femme sur la base des prix de loyer pratiqués sur le marché.


Expulsions forcées


Pendant sa visite, la rapporteuse spéciale a reçu de nombreux témoignages d’expulsion qui résulteraient souvent d’actions judiciaires entamées par des privés envers des locataires. La rapporteuse spéciale exprime une préoccupation face à un phénomène qui semble être en expansion depuis l’adoption du nouveau code de procédure civile en 2008 (qui protège les propriétaires vis-à-vis des locataires). Elle est particulièrement préoccupée du fait qu’un nombre important de personnes expulsées deviendraient SDF, en l’absence de mesures de relogement ou d’indemnisation par l’Etat. Selon les informations reçues, des expulsions auraient eu lieu même pendant la trêve hivernale allant du 15 novembre au 15 mars et elles auraient affecté des personnes âgées de plus de soixante ans, alors que cela est interdit par la loi algérienne (loi du 13 mai 2007). Dans ce contexte, la rapporteuse spéciale rappelle la recommandation adressée en mai 2010 au gouvernement algérien par le Comité des droits sociaux, économiques et culturels de s’assurer que les personnes victimes d’expulsion soient indemnisées ou relogées de manière adéquate. Elle rappelle aussi l’importance de garantir aux personnes affectées par des processus d’expulsion le droit à l’assistance légale et l’accès à la justice aussi bien qu’un soutien en matière d’aide sociale et au logement quand elles sont démunies.
La rapporteuse spéciale note que la problématique des expulsions est étroitement liée à la sécurité légale de l’occupation pour les locataires et à leur capacité de paiement. A cet égard, la rapporteuse spéciale note avec préoccupation l’absence de toute forme de régularisation du marché de la location de la part de l’Etat, il en résulte des loyers très fréquemment inabordables pour la population. Dans ce contexte, la rapporteuse spéciale recommande l’établissement de politiques de réglementation du marché des loyers, de prime à la location, de plafond aux loyers, cela combiné avec l’établissement de politiques d’aide au loyer (par exemple des subsides à la location).


éradication des bidonvilles


Le gouvernement algérien s’est engagé dans une politique de résorption de l’habitat précaire recensé en 2007 à l’hauteur de 222 412 logements. Cette politique «d’éradication des bidonvilles» a accru la pression déjà très importante sur le système de logements de type social-locatif et elle a ainsi engendré un conflit entre les possibles bénéficiaires de ces deux programmes (qui se complètent pour le même type de logement produit par l’Etat).
La rapporteuse spéciale recommande d’accompagner cette politique de résorption par des politiques visant à améliorer les conditions de vie dans les bidonvilles. En effet, un temps important peut s’écouler entre le moment où les recensements ont lieu et l’attribution aux personnes concernées d’un logement social locatif. Il est de ce fait important que le gouvernement s’engage en même temps à améliorer les conditions de vie des populations des bidonvilles qui, souvent, vivent dans des conditions très difficiles depuis plusieurs années, voire des décennies. Par exemple, si dans un site il n’y a pas de raccordement à l’eau (ce qui est souvent le cas), le gouvernement pourrait mettre à disposition des habitants une citerne d’eau.
Remarques finales

Finalement, la rapporteuse spéciale estime qu’une démocratisation de la politique du logement, basée sur la participation directe des citoyens/nes et des organisations de la société civile dans la définition et l’application de cette politique, serait un pas très important pour réaliser les promesses de réformes annoncées par l’Etat.


Alger, 19 juillet 2011

Marina Palm Alger



ELWATAN
Marina Palm est un ensemble d’ouvrages touristiques qui se trouve à Alger-Plage, dans la commune de Bordj El Bahri.

Bien que l’endroit connaisse un franc succès auprès des visiteurs, il n’a pas, pour autant, manqué de créer une polémique ardue. Tantôt ce sont les riverains qui s’en prennent à la structure en lui attribuant toutes sortes de malversations, tantôt ce sont les autorités locales qui la décrient en lui conférant des manquements graves à la réglementation. Oscillant entre l’avis des défenseurs acharnés et celui des détracteurs invétérés, le complexe poursuit ses activités en proposant aux familles, nombreuses à s’y rendre, un programme éclectique. Cela va de la piscine au trampoline, en passant par les aires de jeux pour les enfants et des parcelles de plage pour la baignade. Un restaurant, une cafétéria et une kheima assurent une restauration de qualité aux hôtes.
L’endroit est féerique et la présence des familles lui donne, en complément, une ambiance particulièrement conviviale. Alors que les enfants barbotent dans une piscine peu profonde, les adultes se donnent à cœur joie aux plaisirs d’une villégiature peu courante, car les lieux ne ressemblent à rien de déjà connu. L’originalité de Marina Palm lui a valu son émergence du lot d’autres lieux à vocation touristique, grâce à son agencement d’ouvrages représentant cinq palmes qui couronnent une allée de 180 m. Le site occupe une superficie qui avoisine les 4 ha et englobe un nombre d’infrastructures annexes, telles que des bassins d’aquaculture, un complexe de thalassothérapie, un gymnase et un observatoire panoramique de la baie d’Alger. Toutefois, nombre de critiques émanent du voisinage à l’encontre de ce projet.


Les habitants affirment à l’unanimité que «le prolongement de la terre ferme sur la mer a créé un déséquilibre dans la biodiversité, les courants marins étant déviés de leur trajectoire naturelle par une digue de 180 m, tout l’équilibre marin se trouve chamboulé. Les pêcheurs, dont le nombre avoisinait la trentaine, en sont les premières victimes. Ils ont dû arrêter leur activité». Par ailleurs, les habitants du quartier se disent «contraints de subir au quotidien les désagréments d’une situation qu’ils n’ont pas choisie. Les incessants va-et-vient des voitures et le bruit continuel d’une musique assourdissante a altéré notre cadre de vie», déplorent les riverains, qui ajoutent, «notre quartier a changé de vocation, depuis que ce club a ouvert ses portes. On est passé d’habitants de quartier résidentiel à habitants de cité populaire !». D’autres résidants des ruelles adjacentes au Marina Palm affirment que l’investisseur n’a pas obtenu les autorisations nécessaires pour la réalisation du projet.
Les riverains désapprouvent également le fait que des jeunes étrangers au quartier s’autoproclament gardiens des aires de stationnement mitoyennes au Marina Palm. Devant le portail, ces jeunes n’hésitent pas à utiliser la violence pour obtenir les 100 DA d’usage. Il est également regrettable de constater que sur les lieux, aucune présence policière n’est à signaler. Hormis les agents de la Marina qui sont retranchés à l’intérieur de la structure, la rue semble livrée aux délinquants qui imposent leur loi.

Au commissariat de police de Bordj El Bahri, nous avons tenté d’aviser les services de sécurité, qui ont enregistré notre plainte, après avoir fait objet d’agression par les gardiens illicites du parking. Sous couvert de l’anonymat, les policiers ont affirmé que les ruelles adjacentes à la Marina sont devenues des endroits où les délinquants régnent en maîtres des lieux. Outre ce problème de taille, un égout, se trouvant au ras de l’eau, déverse ses eaux usées à quelques mètres seulement du club. En dépit de l’existence d’une station de relevage, les services de l’APC n’ont pas jugé utile de raccorder cette canalisation à la station. «La plage a été autorisée à la baignade par on ne sait quel procédé miracle», assure les riverains, qui ajoutent : «En dépit du déversement des eaux usées dans les eaux de mer, les autorités ont donné l’aval pour l’exploitation de ce club.»

M. Bourayou, propriétaire du Marina Palm : «Tout est en règle»


Allant à l’encontre de ces déclarations, Rédha Bourayou, propriétaire du Marina Palm, dira : «Le projet a reçu l’aval des pouvoirs publics, et ce, après une étude minutieuse effectuée par les différents intervenants, à savoir les ministres du Tourisme, des Travaux publics, de l’Environnement et celui de la Culture. Nous avons obtenu toutes les autorisations pour le lancement du projet.» S’agissant du financement, le propriétaire ajoutera : «Je déplore les allégations rapportées par la presse affirmant que le projet a bénéficié de crédits bancaires. La Marina Palm est le fruit de mon effort financier personnel, car nous n’avons bénéficié d’aucun apport de ce genre. Le lot de terrain qui nous a servi initialement pour le lancement des travaux, je l’ai acquis en deuxième main.» S’agissant des plaintes des riverains, il dira : «Ces plaintes n’émanent pas de tout le voisinage. Ce sont trois ou quatre riverains qui sont derrière ces actions.» M.Bourayou, affirme que des actions de sabotage ont été menées par certains voisins. «Ils sont arrivés au point où ils ont déversé du mazout sur des palmiers que j’ai ramenés par avion de Dubaï.

Quant au nombre de fois où ils ont tenté de m’intimider, il reste incalculable.» Selon lui, il convient, «avant d’émettre des préjugés sur la mauvaise fréquentation du club, de poser la question aux familles qui, elles , sont aptes à démentir ces assertions» et d’ajouter : «Nous avons, dans une démarche allant dans le même sens, programmé une journée par semaine où il est question de réserver le club exclusivement aux femmes.» Aussi, le gérant assure, «que le nombre d’étrangers qui fréquentent le Marina est en nette progression, cela est dû certainement à la qualité des services d’une part et au climat sécurisant de l’autre». M. Bourayou conclura par lancer un appel aux pouvoirs publics : «Nous avons réceptionné une première partie des travaux, la deuxième consistera à installer dans, un avenir proche, des bungalows sur pilotis.


Pour l’accomplissement du projet, nous demandons moins de contraintes bureaucratiques et surtout qu’ils nous laissent travailler, car nous sommes convaincus que l’avenir est dans notre pays et non pas ailleurs.» Aussi impressionnante qu’elle parait de prime abord, cette structure touristique posséde des insuffisances au niveau des finitions. Aussi, beaucoup d’annexes prévues pour être réalisées initialement ont été supprimées. Il s’agit d’une galerie sous-marine, d’un aquarium, un puits mauresque, une fontaine romaine, une pergola de style douira.
Un théâtre pour les spectacles, des suites sur la terre ferme, centre d’accueil international et une crèche. Il a été prévu, à l’entrée du cardon romain, un arc de Caracalla orné de bas reliefs, des répliques des sites pittoresques comme le pont de Sidi M’cid de Constantine ainsi que le minaret de la Qalaâ de Beni Hammad.

Mr Saci Kheireddine

Algerie urbanisation côtière


Localisation d’Aïn el Turck dans l’ouest algérien
Urbanisation côtière en Algérie, Processus et impacts sur l’environnement : Le cas de la baie d’Aïn el Turck

A quelques kilomètres d’Oran, la zone côtière d’Aïn el Turck connue auparavant pour ses belles plages, a subi depuis quelques décennies une urbanisation incontrôlée touchant essentiellement son domaine public maritime (DPM). Actuellement, sur les parties hautes des plages comme Saint Roch, Paradis, Bouisseville ou Trouville s’alignent des villas de un à deux étages, des garages à bateaux et de grands hôtels. L’empiètement sur ces espaces pourtant protégés par plusieurs lois, a participé à l’érosion de la bande sableuse et à la régression de l’activité touristique balnéaire. Une situation qui reflète une nette difficulté dans la gestion et la protection de cet espace convoité et fragile.
Notre étude de la zone côtière d’Aïn el Turck va aborder quatre points : la relation entre la « bétonisation » du rivage et le changement du trait de côte, l’évolution de l’urbanisation et les stratégies d’occupations, les types de concurrence qui existent entre différents usagers sur l’appropriation du foncier littoral et enfin, les difficultés éprouvées dans la protection du domaine public maritime par les services gestionnaires.
La méthode du travail est basée essentiellement sur deux approches : la première est la comparaison entre plusieurs photos aériennes, à différentes dates, pour l’identification des changements naturels affectant le rivage en relation avec l’évolution de l’urbanisation de la côte. La seconde est la réalisation d’entretiens avec les principaux acteurs du territoire et l’analyse des discours formulés par les différents groupes d’intérêts, souvent en situation de conflit.

Alger collectivité urbaine


A chaque type de collectivité urbaine
correspond un type de société, ainsi la
cité correspond à la société antique, la
ville médiévale implique la société agraire
féodale, la ville classique est conditionnée
par une société agraire mais de type
absolutiste, la ville industrielle est fille de
la société industrielle, alors que la société
informationnelle contemporaine donne
naissance aux agglomérations urbaines et
métropoles

samedi 23 juillet 2011

Réhabilitation du vieux bâti séminaire international Algerie


Lors d’un séminaire international sur la réhabilitation du cadre bâti, à Constantine, un ministre de la République avait considéré qu’une telle action devait "permettre aux générations futures d’apprécier la beauté de l'architecture ancienne et de s'imprégner de la vision urbanistique de leurs ancêtres".

Qu’en est-il aujourd’hui de ces orientations s’apparentant à une mise en garde contre tout impair pouvant dénaturer ce patrimoine, près de trois ans après ce séminaire qui avait donné le coup d’envoi à l’opération de requalification du vieux bâti constantinois?

L'opération a débuté en août 2008 par des travaux de réhabilitation, aujourd'hui terminés, de quatre maisons au chantier-pilote de Bab el Djabia.

Le résultat, aussi bien au plan de la qualité que de la démarche et des méthodes, est diversement apprécié par les spécialistes, ce qui relance un vieux débat, sinon une controverse, sur le projet de réhabilitation de la vieille ville de Constantine.

L’on estime en effet que ce projet à la fois complexe et important a encore besoin d’une "plus grande concertation" pour aboutir à un "consensus" qui soit le fruit de l’adhésion du plus nombre d’acteurs et de connaisseurs.

"L’adhésion participative" n'est toujours pas là malgré les nombreuses rencontres qui lui avaient été consacrées et bien que soulignée comme un préalable par le projet RehabiMed (groupement d’experts et de spécialistes de tous les pays du pourtour méditerranéen), appelé dès 2009 à donner son avis d'expert sur la démarche de sauvegarde de la vieille ville de Constantine.

Pour Mme Badiaâ Belabed-Sahraoui, architecte, ex-consultante des autorités locales qui avaient initié le projet pilote, le lancement de ce chantier expérimental, avant l’achèvement du plan permanent de sauvegarde de la ville, était une mesure pertinente qui doit être capitalisée.

Elle admet toutefois, d’un autre côté, que l’expérience de la restauration du palais du Bey, ni celles menées à Alger, Oran, Ghardaïa, ou dans des pays voisins n’a pas été capitalisée.

Le responsable de la cellule de wilaya pour la réhabilitation du vieux bâti souligne, de son côté, que le lancement du projet-pilote, avant l’achèvement du plan permanent de sauvegarde fut nécessaire pour "tester et évaluer dans les faits nos capacités en la matière depuis le montage financier jusqu’à l’aboutissement des travaux et sortir avec une démarche tirée du réel".

Alger convention de partenariat réhabilitation du vieux bâti


EL MOUDJAHID - QUOTIDIEN NATIONAL

: 30.000 postes d’apprentissage attendus
Une de partenariat pour le développement des filières de formation du bâtiment et de l'urbanisme a été signée jeudi à Alger, entre le ministère de la Formation et de l'Enseignement professionnels et le ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme.


Une convention de partenariat pour le développement des filières de formation du bâtiment et de l'urbanisme a été signée jeudi à Alger, entre le ministère de la Formation et de l'Enseignement professionnels et le ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme.

La convention, signée par les deux ministres respectivement M. El Hadi Khaldi et M. Nouredine Moussa, vise la création de 30.000 postes d'apprentissage annuellement pour le secteur du bâtiment et le lancement de nouveaux métiers à travers des comités techniques mixtes, entre les deux ministères.
La convention s'intéresse également au contenu de la formation et prévoit l'ouverture et le développement d'un centre de formation ainsi que la création d'un pôle d'excellence dans les métiers du bâtiment.
Il s'agit aussi, dans le cadre de cette convention, de développer la formation par apprentissage, les entreprises du secteur étant considérées comme des lieux de formation permettant de renforcer et de mobiliser le potentiel existant mais non suffisamment exploité, a-t-on expliqué.
Dans son intervention, M. Khaldi a indiqué que le gouvernement prônait une politique basée sur l'offre, ce qui permet de créer 30.000 emplois pour le secteur du bâtiment en faveur des stagiaires du secteur de Formation et de l'Enseignement professionnels.
Selon le ministre, les stagiaires bénéficient désormais d'un contrat d'emploi à l'avance, ce qui n'était pas le cas quand ils étaient contraints de chercher un emploi.
De son côté, M. Moussa a affirmé que le secteur de l'habitat et de l'urbanisme était un "partenaire" du département de l'enseignement et de la formation professionnels, soulignant que durant la période 2005-2009, quelque 70.000 emplois avaient été créés à cet effet et qu'il s'attendait à ce que ce chiffre soit doublé, pour passer à 150.000 durant l'actuel quinquennat (2010-2014).
Il a précisé que son secteur était un "utilisateur direct" des diplômés de la formation professionnelle, et a ainsi appelé à "moderniser" la formation par l'introduction de nouvelles spécialités, notamment celle en rapport avec l'entretien et la réhabilitation du vieux bâti.

Alger Madame Raquel Rolnik l’Habitat et de l’Urbanisme


EL WATAN

En visite officielle en Algérie du 9 au 19 juillet 2011
Observations de la Rapporteuse spéciale de l’ONU sur le logement


La rapporteuse spéciale sur le logement convenable en tant qu’élément du droit à un niveau de vie suffisant et à la non-discrimination à cet égard, Raquel Rolnik, a effectué une visite officielle en Algérie du 9 au 19 juillet courant sur invitation du gouvernement algérien.

La rapporteuse spéciale remercie le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire pour son invitation, ainsi que pour sa coopération pendant la phase préparatoire et tout au long de cette visite. Elle remercie aussi l’équipe de pays des Nations unies pour l’appui reçu dans l’organisation de cette visite, ainsi que la société civile algérienne pour sa participation et les citoyens qui ont témoigné de leur situation.
Pendant sa visite, Raquel Rolnik s’est réunie avec différentes autorités de l’Etat algérien au niveau national, de wilaya, de daïra et communales. Tout comme elle a tenu des réunions avec les ministres des Affaires étrangères, de l’Habitat et de l’Urbanisme, et de l’Agriculture et du Développement rural. Elle a rencontré aussi des équipes des ministères de la Justice, du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, et de la Prospective et des Statistiques. Elle s’est réunie aussi avec le Conseil national économique et social (CNES) et avec la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH). La rapporteuse spéciale a eu l’occasion de se réunir aussi avec des représentants de l’administration des wilayas d’Alger, Oran et Boumerdès, aussi bien qu’avec des représentants des assemblées élues des différentes communes de ces wilayas.

Malheureusement, à cause de la grève de la compagnie aérienne, elle n’a pas pu se rendre à Ghardaïa, tel que programmé. L’envoyée de l’ONU a tenu des tables rondes avec différentes institutions des Nations unies et des représentants du corps diplomatique. Finalement, elle a rencontré des représentants de la société civile : ONG, associations, syndicats, académiciens et experts dans la question du logement à Alger, Oran et Blida. La rapporteuse spéciale a pu visiter différents projets réalisés ou en cours de réalisation dans le cadre des différents programmes de logements lancés par l’Etat (à Alger, Boumerdès et Oran). Elle a aussi visité des bidonvilles, des chalets, des cités, elle a vu des situations de logements précaires et d’habitat spontané.
Au terme de sa visite, la rapporteuse spéciale a souhaité présenter ses observations et conclusions préliminaires. Elle a tenu à préciser qu’il ne s’agit que d’observations de caractère général sur un nombre limité de questions spécifiques, alors qu’un plus large éventail de questions sera adressées dans le rapport final.


La situation actuelle du logement en Algérie


La rapporteuse spéciale apprécie l’effort important déployé au cours des dix dernières années par le gouvernement algérien en matière de production de logements en milieux urbain et rural, en particulier le logement social gratuit, et l’importante contribution budgétaire de l’Etat dans ce domaine (17,4% du budget national pour le quinquennat 2010-2014). Elle tient à souligner l’importance du compromis de l’Etat algérien en matière de logement, tout particulièrement dans un contexte international qui est caractérisé par le désengagement des Etats concernant cette question. Pendant sa visite, Raquel Rolnik a été frappée par le fait que la conception du logement comme étant un droit fondamental est très profondément enracinée dans la société algérienne et comment l’Etat considère la question du logement comme une de ses responsabilités principales envers la population. Dans ce sens, elle constate le compromis de l’Etat algérien avec son obligation de réaliser progressivement le droit au logement, bien qu’il n’y ait pas une reconnaissance légale de ce droit dans le cadre normatif interne (suite à l’amendement de la Constitution en 2008 le droit au logement n’est plus reconnu comme un droit constitutionnel).


La rapporteuse spéciale remarque que les efforts actuels du gouvernement en matière de logements sont déployés dans le cadre d’un déficit structurel et chronique de logements convenables. Cette situation déficitaire, héritée de l’époque coloniale (selon des données présentées à la rapporteuse spéciale seulement le 10% de la population algérienne vivait dans des logements convenables au moment de la décolonisation en 1962), s’est détériorée particulièrement au fil des années 1980-1990 suite à une superposition de différentes problématiques. Parmi ces dernières, Mme Rolnik souligne les effets du réajustement économique imposé suite à la baisse du prix du pétrole dans la deuxième moitié des années quatre-vingts et qui ont provoqué une détérioration des conditions de vie, d’emploi et de revenu de la population, accélérant ainsi un phénomène migratoire vers les grandes villes. Pendant cette période, l’Etat ne disposait plus de moyens pour financer une politique de logements, ce qui a provoqué l’émergence de l’habitat spontané et de bidonvilles. Le conflit des années quatre-vingt-dix -la «décennie noire»- a aussi contribué à l’accélération de l’exode rural en entraînant un déplacement de la population vers les villes pour fuir la violence. Un troisième facteur, qu’il faut prendre en considération, est la vulnérabilité du pays aux catastrophes naturelles (en particulier les tremblements de terre et les inondations dans différentes parties du pays à maintes reprises).


La rapporteuse spéciale note qu’actuellement, la situation du logement en Algérie se caractérise par un éventail de problématiques différentes. Au cours de sa visite, elle a pu constater en particulier :
- Un surpeuplement dans des logements qui ne conviennent pas à la taille des familles qui les occupent (avec de nombreux cas de familles qui habitent dans une seule chambre dans des cités bâties au cours de différentes périodes, ainsi que des maisons et des hôtels subdivisés et loués par chambre ou le partage d’un seul logement entre plusieurs familles).-L’existence d’un nombre important de bidonvilles et de formes d’habitat spontané qui manquent de conditions minimales de vie suffisante (habitabilité, services, etc.).
-La pratique de louer des garages à des privés obligés de vivre dans des situations très précaires.
-La spéculation sur les prix du loyer.
-Un nombre important d’expulsions souvent exécutées suite à des décisions judiciaires entamées par des privés.
-La pérennisation du logement d’urgence censé être transitoire (par exemple certaines personnes qui habitent depuis huit ans dans des chalets construits suite au tremblement de terre de Boumerdès).
-Le dépérissement des vieux bâtis colonial et ottoman (qui dépasse les deux millions de logements).
-Le vieillissement et la détérioration du parc bâti construit par l’Etat dans un contexte de faible entretien de la part de locataires, copropriétaires ou de l’Etat.
-Un pourcentage important du parc du logement inoccupé (14% à l’échelle nationale, selon des sources officielles, ce qui équivaut à presque un million de logements).


La politique du logement en Algérie : le défi de démocratiser et diversifier une politique basée sur l’offre


Pendant sa mission, la rapporteuse spéciale a pu remarquer que l’important investissement du gouvernement dans le domaine du logement est complètement focalisé sur la construction de nouvelles unités de logements en fonction de la disponibilité de terrain public et de critères d’éligibilité définis dans les différents programmes qu’il a établis. Les objectifs de nature quantitative ont été établis en l’absence d’une évaluation préalable des différentes nécessités qui existent dans le pays en matière de logement. Le gouvernement a ainsi établi une politique qui, mis à part le programme de résorption de l’habitat précaire, n’est pas basée sur les différentes nécessités des personnes mal logées et n’incorpore pas des stratégies spécifiques pour adresser des problèmes et questions de nature différente. Cette approche qui a donc été jusqu’à très récemment de type exclusivement quantitatif a promu un produit unique qui ne répond pas aux différentes nécessités existantes. Cette politique a ainsi abouti à la production de logements et non pas au développement d’un habitat convenable, d’autant plus que le terrain public disponible en zone urbaine est limité et que cela a amené à une énorme dispersion sur le territoire. Dans ce contexte, la rapporteuse spéciale exhorte le gouvernement à procéder à une évaluation des besoins existants en matière de logement et à axer ses politiques sur les besoins, avec des programmes plus diversifiés et des politiques d’habitat qui visent à l’intégration de l’espace urbain.


Dans ce contexte, elle encourage les efforts récents de planification urbaine entrepris sur le plan national à travers le Schéma national d’aménagement du territoire et des plans locaux, tels que le plan directeur d’urbanisme adopté par la wilaya d’Alger, parmi d’autres.
La rapporteuse spéciale a pu remarquer le manque de participation et de communication/vulgarisation dans la politique de logement promue par le gouvernement, une politique qui reste opaque pour le commun des citoyens. Elle remarque aussi qu’il reste des efforts à faire en matière de transparence et que les diverses institutions qui participent au processus d’attribution de logements disposent d’un marge de discrétion qui ouvre la voie au clientélisme et à la corruption. Tout cela, selon la rapporteuse spéciale, aurait contribué à créer un climat de soupçon et de manque de confiance de la part de la population, en témoignent les émeutes qui régulièrement explosent suite à l’affichage des listes de personnes auxquelles sont attribués des logements de type social locatif. Dans ce contexte, la rapporteuse spéciale recommande l’établissement de programmes d’outreach et la création d’un fichier unifié national des demandes de logement déposées par la population avec les points attribués et la position de chaque demandeur dans la liste. La classification de toutes les demandes devrait être publiée et rendue accessible, par exemple dans la page Web de la commune, daïra ou wilaya.


La Rapporteuse spéciale souhaite aussi souligner le manque de concertation et de participation de la société civile dans la définition, l’application, la gestion et le suivi des politiques de logement et de planification urbaine. Dans ce cadre, elle apprécie les efforts récemment entamés par le gouvernement pour être plus à l’écoute de la société civile (par exemple par le moyen de l’organisation des assises de l’urbanisme ou de la tenue des premiers états généraux de la société civile) et elle exhorte le gouvernement à s’engager dans un réel effort de concertation pour ce qui a trait à la définition des politiques de logement et à institutionnaliser des mécanismes permanents de suivi de l’application de ces politiques (cela dans le cadre aussi des réformes annoncées au niveau législatif et notamment en ce qui concerne la loi sur les associations et la représentation des femmes dans les assemblées élues). Dans ce contexte, elle recommande notamment l’établissement d’un observatoire autonome de l’habitat. Elle exhorte aussi le gouvernement à promouvoir, respecter et protéger les droits de toute personne à s’associer et organiser et les droits de défenseurs des droits de l’homme, particulièrement ceux qui sont engagés dans le domaine du droit au logement, et tels qu’ils sont définis dans la Résolution A/RES/53/144 de l’Assemblée générale (Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales universellement reconnues).


Situations spécifiques : Discrimination à l’égard des femmes dans l’accès à un logement convenable


Pendant sa visite, la rapporteuse spéciale a pu constater que malgré des améliorations sur le plan normatif, en particulier la réforme du code de la famille en 2005, les femmes algériennes n’ont pas encore un statut égal à celui des hommes au sein de la famille et elles continuent d’être victimes de discrimination de facto si non de jure dans l’accès au logement. Selon la loi algérienne en particulier, les femmes ne peuvent pas prétendre à la même part d’héritage que les hommes de la famille. La rapporteuse spéciale a écouté de nombreux témoignages et reçu beaucoup d’informations sur les différents types de discriminations qui existent à l’égard de la femme. Les femmes célibataires, divorcées et veuves sont particulièrement vulnérables à la discrimination en matière d’accès au logement. Les dossiers de demandes de logements de femmes célibataires ne sont souvent même pas reçues par les commissions d’attribution de logement social et très rarement des logements sociaux sont attribués à des femmes célibataires.

En outre, les logements sont attribués au nom de la personne qui dépose le dossier de demande et dans le cadre des couples, il s’agit presque toujours des époux, le titre de location ou de propriété est donc dans la majorité des cas au nom des hommes. En ce qui concerne les femmes divorcées, selon le code de la famille de 2005, seulement si le couple a des enfants et que la femme obtient la garde des enfants, le mari doit s’assurer que son ex-épouse a un logement. Ces situations sont tranchées au cas par cas par les juges qui peuvent le cas échéant demander à ce que l’épouse continue à vivre avec ses enfants dans le domicile familial ou que le mari verse à son ancienne épouse un montant censé lui permettre de payer un loyer. A ce sujet, il faut remarquer que le montant du loyer établi par le juge se base sur les prix officiels des loyers, alors que les prix réels du marché du loyer sont de beaucoup supérieurs. Dans ces cas, les femmes se trouvent dépourvues de moyens de payer un loyer et elles n’ont d’autre option que d’aller vivre dans la rue ou de rester dans le logement de leur ex-époux où elles sont souvent victimes de violences. Dans ce contexte, la rapporteuse spéciale est particulièrement préoccupée du numéro insuffisant, et dans certaines villes de l’inexistence de foyers pour les femmes victimes de violence. Face aux nombreuses discriminations existant à l’égard des femmes. La rapporteuse spéciale exhorte le gouvernement à adopter des formes de discrimination positive à l’égard des femmes en ce qui concerne l’accès au logement, elle recommande par exemple que les titres de logement soient toujours attribués au nom du couple et non pas de la personne qui dépose le dossier. De plus, elle recommande aux juges de fixer le montant du loyer que l’époux doit verser à son ancienne femme sur la base des prix de loyer pratiqués sur le marché.


Expulsions forcées


Pendant sa visite, la rapporteuse spéciale a reçu de nombreux témoignages d’expulsion qui résulteraient souvent d’actions judiciaires entamées par des privés envers des locataires. La rapporteuse spéciale exprime une préoccupation face à un phénomène qui semble être en expansion depuis l’adoption du nouveau code de procédure civile en 2008 (qui protège les propriétaires vis-à-vis des locataires). Elle est particulièrement préoccupée du fait qu’un nombre important de personnes expulsées deviendraient SDF, en l’absence de mesures de relogement ou d’indemnisation par l’Etat. Selon les informations reçues, des expulsions auraient eu lieu même pendant la trêve hivernale allant du 15 novembre au 15 mars et elles auraient affecté des personnes âgées de plus de soixante ans, alors que cela est interdit par la loi algérienne (loi du 13 mai 2007). Dans ce contexte, la rapporteuse spéciale rappelle la recommandation adressée en mai 2010 au gouvernement algérien par le Comité des droits sociaux, économiques et culturels de s’assurer que les personnes victimes d’expulsion soient indemnisées ou relogées de manière adéquate. Elle rappelle aussi l’importance de garantir aux personnes affectées par des processus d’expulsion le droit à l’assistance légale et l’accès à la justice aussi bien qu’un soutien en matière d’aide sociale et au logement quand elles sont démunies.
La rapporteuse spéciale note que la problématique des expulsions est étroitement liée à la sécurité légale de l’occupation pour les locataires et à leur capacité de paiement. A cet égard, la rapporteuse spéciale note avec préoccupation l’absence de toute forme de régularisation du marché de la location de la part de l’Etat, il en résulte des loyers très fréquemment inabordables pour la population. Dans ce contexte, la rapporteuse spéciale recommande l’établissement de politiques de réglementation du marché des loyers, de prime à la location, de plafond aux loyers, cela combiné avec l’établissement de politiques d’aide au loyer (par exemple des subsides à la location).


éradication des bidonvilles


Le gouvernement algérien s’est engagé dans une politique de résorption de l’habitat précaire recensé en 2007 à l’hauteur de 222 412 logements. Cette politique «d’éradication des bidonvilles» a accru la pression déjà très importante sur le système de logements de type social-locatif et elle a ainsi engendré un conflit entre les possibles bénéficiaires de ces deux programmes (qui se complètent pour le même type de logement produit par l’Etat).
La rapporteuse spéciale recommande d’accompagner cette politique de résorption par des politiques visant à améliorer les conditions de vie dans les bidonvilles. En effet, un temps important peut s’écouler entre le moment où les recensements ont lieu et l’attribution aux personnes concernées d’un logement social locatif. Il est de ce fait important que le gouvernement s’engage en même temps à améliorer les conditions de vie des populations des bidonvilles qui, souvent, vivent dans des conditions très difficiles depuis plusieurs années, voire des décennies. Par exemple, si dans un site il n’y a pas de raccordement à l’eau (ce qui est souvent le cas), le gouvernement pourrait mettre à disposition des habitants une citerne d’eau.
Remarques finales

Finalement, la rapporteuse spéciale estime qu’une démocratisation de la politique du logement, basée sur la participation directe des citoyens/nes et des organisations de la société civile dans la définition et l’application de cette politique, serait un pas très important pour réaliser les promesses de réformes annoncées par l’Etat.


Alger, 19 juillet 2011

Métro d’Alger changer la ville exercices de simulation



EL MOUDJAHID

Metro d’Alger : 100 exercices de simulation
Un stand d’information sur ce transport en commun qui devrait «changer la ville» a été inauguré jeudi à la Place du 1er-Mai.


Après le lancement, il y a quelques jours, des formations au profit des personnels du Métro d’Alger et la présentation du plan de communication mis en place par son exploitant en prévision de sa réception provisoire prévue pour le 31 octobre, un stand d’information sur ce transport en commun qui devrait «changer la ville» a été inauguré jeudi à la Place du 1er-Mai.
Beaucoup de citoyens, qui ont douté en l’aboutissement de ce projet, vieux de plus de 20 ans, commencent enfin à y croire après avoir rencontré jeudi les responsables du Métro d’Alger qui ont longuement expliqué le plan de communication et informé le public sur les quatre stations qu’ils peuvent visiter dès jeudi prochain.
Les Algérois étaient nombreux à venir, jeudi, à l’inauguration du stand pour découvrir la rame, grandeur nature, ouverte au public en vue de les sensibiliser sur les bons usages à adopter une fois à l’intérieur du train ou des stations du métro.
Et certains attendent d’ores et déjà de ferme pied la visite de la première station à savoir celle du jardin d’Essai qui inaugurera jeudi prochain de 16 à 19 heures la série des visites à travers quatre stations sur les dix que compte la ligne de 9,5 km reliant la Grande Poste (Alger-Centre) à Hai El-Badr (Bachedjarah).
La visite de la station des Fusillés est programmée pour le 4 août, la station de Khelifa Boukhalfa le 11 août et la station de la Grande Poste le 18 août. Les visites de ces trois dernières stations, coïncidant avec le mois de ramadhan, se feront en nocturne (de 21 h 30 à 00 h 30).
L’exploitant du Métro d’Alger, RATP El-Djazaïr qui a, par ailleurs, longuement expliqué toutes les mesures «draconiennes» prises pour sécuriser ce transport qui devrait entrer en service au début novembre informe qu’il dispose de 14 rames de six voitures chacune qui rallieront quotidiennement la Grande Poste à Hai El-Badr de 5 à 23 heures à raison de 200 secondes d’intervalles entre un train et un autre.
Cela dit, les trains seront mis en marche, de manière non commerciale, à partir du 8 septembre en vue d’évaluer leurs capacités et d’effectuer des essais et des exercices préalables à l’accueil en masse des voyageurs à partir de novembre. La RATP-El Djazaïr va simuler durant cette étape du fonctionnement non commercial de huit semaines 100 exercices d’intervention en sous-sol, d’évacuation des passagers, d’une rame d’accostage ou d’une rame qui tombe en panne afin de pouvoir gérer le métro avec efficacité ainsi que bien d’autres exercices de simulations d’accidents et d’incendies.
A noter que le Métro d’Alger est doté d’un système de pilotage automatique et d’un système de désenfumage constitué de 39 ventilateurs permettant d’aérer le tunnel et d’extraire la fumée en cas de déclenchement de feux.
Hamida B.

vendredi 22 juillet 2011

Algérie Europe réhabilitation et la revalorisation du centre historique


Algérie - La ville d’Oran bénéficiera d’une aide conséquente pour la réhabilitation et la revalorisation du centre historique de Sidi El-Houari, dans le cadre du projet euro-méditerranéen «Archimed», apprend-on auprès de sources proches de l’APC d’Oran.

Le projet intitulé «réhabilitation du patrimoine ancien», qui est inscrit dans le cadre de l’accord de jumelage et de coopération entre les villes d’Oran et de Bordeaux, a été longuement discuté, lors de la visite effectuée par l’ambassadeur de France à la mairie d’Oran, mercredi dernier.

Nos sources soulignent que ce projet, né de la volonté des villes du groupe Euromed des Eurocités de prendre une part active dans la relance du partenariat euro-méditerranéen, ciblait dans un premier temps la
ville d’Oran, la ville libanaise El Mina, la ville portuaire italienne Gênes, et la ville française Bordeaux.

Néanmoins, indique notre source, avant de recevoir le dossier des quatres villes, la commission européenne a demandé à ce que d’autres villes partenaires soient intégrées pour renforcer ce projet. C’est ainsi qu’ont été intégrées les villes de Beyrouth, Venise et Istanbul.

Pour Oran, ce projet portera, en premier lieu, sur un diagnostic du quartier Sidi El-Houari, centre historique par excellence de la capitale de l’Ouest, avant d’entamer l’étude de réhabilitation. Ce travail doit être réalisé
par des techniciens des deux villes (Oran et Bordeaux), selon le document examiné lors de la visite d’une délégation de la commune d’Oran à Bordeaux au début du mois de mai dernier.

L’étude de réhabilitation urbaine du quartier Sidi El-Houari répond à la vocation de métropole méditerranéenne de la ville d’Oran et à sa place dans le maillage urbain national. Elle devra s’inscrire dans la démarche de développement durable prenant en compte les impératifs sociaux, économiques, urbains, environnementaux, ainsi que l’aspect touristique.
Le projet vient d’être retenu par la commission européenne qui a débloqué une première enveloppe financière de 700.000 euros pour l’étape diagnostic qui s’étalera sur deux années.

La première année sera consacrée essentiellement à l’organisation de séminaires et autres journées d’études. Le diagnostic et l’étude se feront dans le cadre d’ateliers croisés par des équipes d’architectes, spécialistes et de techniciens des deux villes.

L’initiative pilote, «Archimed», s’inscrit en droite ligne des objectifs du groupe Euromed (créé en 2000 et réunit une cinquantaine de villes euro-méditerranéennes) visant à promouvoir l’engagement des collectivités
locales dans le partenariat euro-méditerranéen et à créer un espace de dialogue, d’échanges et de coopération entre les villes de la Méditerranée.
Pour rappel, le quartier de Sidi El-Houari, pris comme quartier pilote, est classé zone d’habitat historique, réalisé généralement avant 1930 et constitue l’un des premiers centres urbains de la ville. Cette zone est caractérisée par une qualité architecturale exceptionnelle et englobe d’importants sites historiques.
La requalification de ce patrimoine immobilier ancien passe inéluctablement par une démarche scientifique multidimensionnelle (urbaine, sociale et économique). Le tissu de la ville comprend un certain nombre
d’immeubles représentant une culture non algérienne, mais constituant néanmoins des témoignages de l’histoire d’Oran.

Cependant, ce patrimoine devrait faire l’objet d’opération de requalification et de protection, et c’est dans
cette optique que s’inscrit le projet «réhabilitation du patrimoine ancien».


Par Djamel B. - Quotidien d'Oran

Algerie la réhabilitation du vieux bâti (DUCH)


par Mr Djamel B. Le quotidien d'Oran

Dans le cadre des opérations visant la réhabilitation du cadre bâti, la Direction de l'urbanisme, de la construction et de l'habitat (DUCH) lancera, dans les tout prochains jours, un vaste opération pour la rénovation et la réhabilitation de 13.000 logements répartis à travers plusieurs quartiers de la ville. Selon des sources proches de la wilaya, une enveloppe de quelque 325 millions de dinars a été consacrée, dans une première étape, à cette opération.

Les opérations de recensement des logements nécessitant des travaux de réhabilitation, lancées par la tutelle, ont révélé que quelque 55.000 logements nécessitent des travaux de rénovation, notamment au niveau des quartiers à grande concentration d'immeubles menaçant ruine, à l'image d'El-Hamri, du Derb ou de Sidi El-Houari et dans certaines communes de la wilaya d'Oran. Nos sources indiquent que les travaux seront effectués par étapes, en fonction de la disponibilité des crédits, et ce jusqu'à l'achèvement de l'opération. La première phase concernera 25% des 13.000 logements retenus par la direction, en prenant en compte les priorités de chaque secteur urbain.

La réhabilitation de ces logements viendra renforcer l'opération de réhabilitation de quelque 200 immeubles qui sera lancée incessamment par l'Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) au niveau de certains quartiers du centre-ville et à Sidi El-Houari. Aussi, il a été décidé de retenir trois sites englobant les 200 immeubles qui nécessitent des interventions en urgence. Le premier site concerne un nombre précis d'immeubles situés au centre-ville et limités par un grand îlot situé entre la rue Khemisti, la rue Larbi Ben M'hidi et le boulevard Emir Abdelkader. Le second site concernera des immeubles recensés au niveau du boulevard Maâta et le troisième site touchera des immeubles au niveau de Sidi El-Houari, en partant de la place des Quinconces et en passant par la place Kléber.

L'opération sera jumelée avec le traitement de la voirie pour livrer des îlots complètement réhabilités. Une enveloppe de 70 milliards de centimes avait été débloquée par le ministère de l'Habitat dans le cadre des dispositions prises pour la réhabilitation du vieux bâti à Oran. Une seconde enveloppe de 32 milliards a été consacrée, d'autre part, à des opérations d'expertise des immeubles menaçant ruine à travers l'ensemble des communes de la wilaya.
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jeudi 21 juillet 2011

Algerie aide à l’Accession à la Propriété (AAP)


L’Aide à l’Accession à la Propriété (AAP) est attribuée aux particuliers aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural.

I - en milieu urbain :

L’Aide de l’Etat à l’Accession à la Propriété en milieu urbain est une aide financière non remboursable, destinée à l’acquisition d’un logement neuf à usage familial.

Elle est mobilisée dans le cadre de projets de Logements Sociaux Participatifs (LSP) initiés par un Promoteur.

Conditions d’éligibilité

Les articles 6 et 7 de l’arrête interministériel du 13 septembre 2008 définissent les conditions d’éligibilité, à savoir :

•Justifier d’un revenu (du ménage) ne dépassant pas six (06) fois le salaire national minimum garanti (SNMG).
•Ne pas déjà bénéficier d’une Aide de l’Etat destinée au logement.
•Ne pas posséder en toute propriété une construction à usage d’habitation.
•Ne pas avoir déjà bénéficié de l’attribution d’un logement du patrimoine public locatif, sauf engagement préalable de restitution de ce logement.
•Le prix du logement à acquérir ne dépasse pas le seuil fixé par la réglementation, à savoir
2. 800 000,00 DA.
Montant de l’Aide :

Le montant de l’Aide, sous réserve du seuil des revenus cité ci-dessus (90.000,00 DA), est fixé à 700.000,00 DA.


II - en milieu rural :

L’Aide de l’Etat à l’Accession à la Propriété en milieu rural est une aide financière non remboursable, destinée à la construction d’une nouvelle habitation ou la réhabilitation et/ou l’extension d’une habitation existante.

Elle est destinée aux personnes physiques qui adhérent aux différents programmes du Plan National de Développement (PNDA) ou qui exercent en milieu rural sous réserve de remplir certaines conditions.
Le montant de l’Aide est fixé à 700.000,00 DA pour la construction d’une nouvelle habitation. Pour la réhabilitation et/ou l’extension d’une habitation existante, il est déterminé sur la base d’une étude préalable et de l’estimation des travaux à réaliser, avec un montant maximal de 700.000,00 DA.

Entretien : Mr Gerald Lacaze, président du directoire de Société Générale Algérie


Nos chiffres sont satisfaisants. Nous prévoyons de terminer l’année avec un chiffre d’affaires de 12 milliards de dinars contre 10 milliards en 2009, soit une progression de 20%. Le bénéfice net sera de 3,5 milliards de dinars contre 2,7 milliards l’année dernière. Nous comptons 260.000 clients. Nous avons un réseau composé de 63 agences contre 54 en 2009 et notre objectif est d’atteindre 150 agences en 2015. L’effectif ,qui est de 1350 salariés, n’a pas beaucoup évolué depuis . Nous avons beaucoup investi dans la formation avec un centre de formation très moderne à Sidi Yahia (Alger). Maintenant, nous recrutons des jeunes diplômés des universités et des grandes écoles de commerce. Neuf agences ont été ouvertes en 2010 et nous avons vingt autres agences qui attendent d’ouvrir et quatre agences en travaux. Nous n’avons aucune visibilité sur les dates d’ouverture de ces agences.

Pourquoi, n’avez-vous pas de dates précises pour l’ouverture de ces agences ?

En fait, nous attendons les agréments de la Banque d’Algérie. Cela ne dépend pas de nous. Nous attendons ces autorisations depuis plusieurs mois. Nous ne connaissons pas les raisons du retard dans la délivrance des agréments par la Banque d’Algérie. Cette situation est toutefois pénalisante. Nous payons des frais comme la location des locaux, le gardiennage et l’amortissement des équipements, car ces agences sont prêtes pour accueillir de nouveaux clients. Aussi, les neuf agences ouvertes au public en 2010 attendent toujours d’être agréées pour faire du commerce extérieur. Cette situation est également pénalisante pour nos clients notamment les entreprises et les Algériens résidants à l’étranger, qui sont obligés d’aller dans une autre banque pour faire des opérations de commerce extérieur. Nous avons donc des difficultés, mais elles ne sont pas propres à Société Générale Algérie. La Banque d’Algérie a ses raisons de retarder la délivrance des autorisations pour ouvrir des agences bancaires. Je le répète donc, nous ne sommes pas plus pénalisés que les autres.

Le gouvernement reproche aux banques étrangères de faire peu de financements de l’économie et de faire beaucoup de commerce extérieur. Quelle est votre réponse ?

Entre engagements, bilan et hors bilan, nous avons plus de 200 milliards de dinars dont 90% sur les entreprises du secteur privé. Ce n’est pas la banque qui refuse de faire du crédit aux entreprises, mais le métier de banquier n’est pas de faire du crédit les yeux fermés. Nous avons plus de 20 milliards de dinars de fonds propres et cela ne sert à rien d’avoir des fonds sans faire du crédit. Nous travaillons avec toutes les entreprises sérieuses. Nous avons 5.000 entreprises clientes et nous travaillons pour en avoir davantage. Nous avons aussi 17.000 clients professionnels entre TPE (toute petite entreprise), commerçants, etc.

Vos relations avec le secteur public sont-elles redevenues normales depuis la levée de l’interdiction faite aux entreprises et organismes publics de travailler avec les banques privées ?

Il y a toujours une incertitude avec le secteur public qui ne travaille toujours pas avec nous. Cela pénalise nos clients notamment les entreprises parce que notre banque ne peut pas délivrer de cautions pour qu’ils puissent participer à des appels d’offres publics. Ces entreprises sont donc obligées de passer par les banques publiques pour obtenir ces cautions et soumissionner aux projets publics.

Comment votre banque s’est-elle adaptée à la suppression du crédit à la consommation ?

Nous nous adaptons sans aucun état d’âme aux nouvelles dispositions mises en place par le gouvernement. Nous essayons de développer le crédit immobilier qui est plus lourd que le crédit à la consommation.

Alliance Assurances a réussi son introduction en bourse. Le taux de souscription dépasse 140%. Votre banque a été critiquée dans la presse pour n’avoir pas participé activement à cette opération de souscription…

Nous avons 2,5% de parts du marché bancaire algérien et nous avons participé à la levée de 6% du total des actions à souscrire. Donc, nous avons beaucoup plus que notre part de marché. Il n’était pas de notre rôle d’inciter les clients à souscrire aux actions d’Alliance Assurances. Nous n'avons pas non plus fait le contraire. Les clients qui ont voulu souscrire l’ont fait, sans problème.

Source: http://www.tsa-algerie.com/economie-et-business/nous-nous-adaptons-aux-nouvelles-dispositions-mises-en-place-par-le-gouvernement_13289.html

Algerie CRÉDIT IMMOBILIER À TAUX BONIFIÉ


La Caisse nationale d’épargne et de prévoyance a accordé plus de 1,5 milliard de dinars de crédits à taux bonifié. L’information a été donnée, hier, par Djamel Bessa, le président-directeur général de la Cnep, invité de l’émission En toute franchise de la chaîne III de la Radio nationale. «La somme octroyée par la Cnep dans le cadre de ce dispositif est de l’ordre de 1 milliard 560 millions de dinars», a estimé M.Bessa, qui a noté un engouement remarquable des citoyens voulant bénéficier du crédit à taux bonifié. En effet, «plus de 1500 dossiers ont été acceptés», a déclaré le même orateur. Il explique que les agences Cnep à travers le territoire national reçoivent quotidiennement plus de 100 personnes demandant des explications sur la bonification des crédits. Fixé à 1% pour les revenus allant de 1 à 6 fois le Snmg (soit de 15.000 à 90.000 DA), et à 3% pour les revenus représentant 7 à 12 fois le Snmg (jusqu’à 180.000 DA), la bonification des crédits immobiliers concerne les logements neufs. Il devraient être achetés auprès d’un promoteur immobilier soumis au régime de la propriété, soit totalement fini, soit dans le cadre de la vente sur plan. Les constructions rurales justifiées par une décision d’éligibilité au soutien de l’Etat, délivrée par la commission de wilaya, sont aussi concernées, rappelle le responsable de la Cnep-Banque.
L’invité de la Chaîne III a fait remarquer qu’après la mise en place de ce dispositif, la population ciblée par les crédits bancaires s’est élargie, touchant plus de ménages ayant des salaires moyens. Il a reconnu que cela s’est fait grâce à l’aide de l’Etat. Celui-ci prend en charge une somme que le bénéficiaire devra rembourser à la banque. Selon M.Bessa, «cela s’est traduit directement par une réduction sensible du risque pris par la banque». S’agissant des délais de traitement des dossiers et de la durée maximale de 30 ans, fixée pour le remboursement, M.Bessa a exclu toute dérogation chez la Cnep-Banque. «Le délais de remboursement ne peut en aucun cas être supérieur à 30 ans», a-t-il tranché, tout en expliquant que le prêt doit être remboursé à 70 ans. Cela veut dire qu’«un client âgé de 50 ans ne peut bénéficier que d’un crédit susceptible d’être remboursé en 20 ans», a expliqué M.Bessa. Les délais de traitement des dossiers qui se situent actuellement autour de quatre jours, pourront connaître, quant à eux, une diminution. «Nous espérons ramener les délais de traitement des demandes entre 24 et 48 heures», a estimé le même interlocuteur, expliquant que cela devrait se faire avec la modernisation des outils de traitement.
Par ailleurs, répondant à une question relative au problème d’attribution des logements Aadl dans la wilaya d’Alger, le P-DG de la Cnep n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour expliquer que «la Cnep a été chargée de la réalisation de 65.000 logements», de ce fait «il n y a pas de programme commun Cnep-Aadl, mais un programme de logements qui relève de la responsabilité de la Cnep». La Cnep s’est associée avec l’Aadl pour déterminer la liste de 180.000 demandes recensées. «Il est quasiment impossible de satisfaire 180.000 demandes à Alger, à cause du problème du foncier», a tranché M.Bessa, tout en assurant que ceux qui ont effectué le premier versement pour l’acquisition d’un logement, seront satisfaits. «Le reste sera satisfait au fur et à mesures de la disponibilité des programmes proposés», a ajouté le même invité. S’agissant du programme quinquennal de développement 2010-2014, M.Bessa a assuré que tous les logements qui seront lancés, éligibles au crédit bancaire, sont susceptibles d’intéresser la Cnep-Banque.
Officialisé depuis le 14 mars dernier, date de publication du décret exécutif relatif à l’octroi de crédits bonifiés pour l’achat d’un logement collectif ou pour la construction d’un logement rural, cette disposition continue de susciter l’intérêt des citoyens, soucieux de plus en plus, d’acquérir enfin un logement par la plus simple des procédures.