Algerie Europe coopération durable

Algerie Europe coopération durable
Patrick le Berrigaud

jeudi 3 mai 2012

Algerie soutien des hommes d’affaires 2012


Bachir Msitfa, Économiste, à Liberté

“Le soutien des hommes d’affaires, principale source de financement”

Par :
Ce spécialiste en économie et finances suggère de soumettre les partis au contrôle de la cour des comptes.
Liberté : L’opinion publique a relevé une disparité de moyens entre les  partis, comment analysez-vous ce phénomène ?
Bachir Msitfa : Plusieurs variables peuvent expliquer les disparités en moyens financiers des partis politiques en Algérie. Cela est valable non  seulement au financement en période de campagne mais bien au-delà dans la gestion administrative du parti. Il y a bien évidemment les cotisations des adhérents du parti mais qui restent dérisoires au regard de la limite de leurs revenus    d’autant plus que l’écrasante majorité des militants et adhérents d’une formation politique se recrutent parmi la couche moyenne.
Il y a aussi le soutien qui vient des hommes d’affaires indépendants ou membres dans des organisations professionnelles en contrepartie d’avantages  particuliers comme l’emploi du Parlement pour légiférer dans le sens des leurs propres intérêts, particulièrement en matière d’avantages fiscaux et de facilitations financières, bancaires et administratives, notamment au moment d’importer. À mon avis, ce type de financement est la plus importante source des partis politiques. Pour compléter, citons aussi les aides de l’État que prévoit la loi mais qui restent tributaires des résultats enregistrés lors des élections de 2012. La loi algérienne régissant l’activité des partis politiques autorise l’autofinancement des partis et des dons mais interdit le financement d’origine étrangère. Dans ce cas de figure, il est possible qu’un parti politique puisse se financer de l’extérieur sous le couvert du commerce ou de l’investissement car le dispositif juridique actuel ne prévoit pas de mécanismes comptables et d’audit des transferts provenant de l’étranger. Cela est d’autant plus vrai si c’est des personnes morales qui servent de couverture. Par conséquent, nous trouvons des partis politiques qui disposent d’importants moyens financiers et d’autres pauvres qui, en période de campagne, comptent sur les moyens propres à leurs candidats, ce qui induit une action affaiblie avec un recours à l’endettement. Cette situation interfère de manière conséquente sur l’acte électoral en donnant un rôle plus important à l’argent au détriment de l’action politique et du militantisme dans la configuration des résultats finaux. À mon avis, cette situation n’est pas exclusive à l’Algérie, mais dans tous les pays nous retrouvons l’impact du capitalisme et de la finance dans le façonnage de l’opinion, et ce, en raison de la puissance des lobbies idéologiques. Ce qui, par contre, caractérise l’Algérie c’est les grandes disparités de moyens entre les partis qui ont un lien avec l’appareil exécutif à travers la mobilisation des moyens de l’État à des fins partisanes d’une manière ou d’une autre sans que les organes de contrôle ne puissent accomplir leurs missions à cause de la nature du régime politique lui-même.

La loi sur les partis politiques de janvier 2012 a défini un cadre général relatif au financement des partis politiques. Cependant, de nombreux aspects sont renvoyés à des textes d’application qui n’ont pas encore été  publiés. Cette loi ne fait pas aussi la distinction entre le financement en période courante et celle de campagne électorale que l’on  pourrait considérer comme exceptionnelle. Ces limites constituent-elles des failles du nouveau texte ?

Effectivement, et c’est ce que je voulais dire en évoquant l’absence de mécanismes de comptabilité et d’audit dans la nouvelle loi sur les partis politiques.
C’est ce vide juridique qui ouvre la voie à des contournements comme c’est le cas dans d’autres secteurs d’activité en relation avec l’action publique ou économique.
En effet, les articles de la loi relative au financement des partis ne sont pas efficaces pour assurer la transparence et l’équité entre les partis. Au premier plan, il y a lieu de promouvoir la culture politique au sein des partis eux-mêmes. Ceci reste difficile dans le contexte actuel. Pour le moment, il reste à faire preuve de plus de rigueur et de sérieux dans la préparation et la rédaction des textes de loi de la part des autorités compétentes qui doivent combler les vides juridiques constatés.
À votre avis, quels seraient les mécanismes  à mettre en place pour contrôler le financement des partis politiques, notamment en période de campagne ?
Au préalable, il est d’une impérieuse nécessité de promouvoir l’instrument juridique pour garantir la transparence, y compris la transparence des élections, en renforçant l’arsenal juridique, aujourd’hui incapable de se hisser pour devenir véritablement l’émanation de la volonté populaire.
Autrement dit, il faut mettre en place “une charte nationale de lutte contre la corruption.” Cette charte définira l’éthique de l’action publique, y compris celle des partis politiques, et permettra aux individus moraux de contrôler et de demander des comptes en sus des institutions sécuritaire et juridique.  À court terme, la chose est facile. Il suffit de renforcer la loi par des textes d’application bien étudiés pour une plus grande efficacité dans le contrôle du financement des partis. Il se peut, par exemple, que ces textes d’application aillent vers la création de dispositifs de contrôle spécifiques ou soumettant l’activité financière des partis au contrôle de la Cour des comptes, à l’instar de ce qui se fait avec les grandes entreprises, car je pense que les grands  partis politiques se sont véritablement transformés en grandes sociétés et la chose politique en un grand secteur commercial. Preuve en est l’émergence des nouveaux riches concomitamment au lancement du multipartisme.


LIBERTE A. Zenta

Algérie UE signature d’un protocole filière pharmaceutique algérienne 2012



Algérie-UE : signature d’un protocole d’accord pour la mise à niveau de la filière pharmaceutique algérienne
ALGER - Un protocole d’accord a été signé mercredi à Alger entre le programme de l’UE d’appui aux PME (PME II), l’Agence nationale de développement des PME (ANDPME) et l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (UNOP) pour l’accompagnement et la mise à niveau des entreprises du secteur pharmaceutique.
Ce protocole d’accord permet de consolider les actions d’accompagnement déjà menées à travers le partenariat PME II/UNOP, en vigueur depuis 2009, et d’assurer la continuité de ces actions à travers le programme national de mise à niveau, a indiqué le directeur du programme, Abdeldjalil Kassoussi, lors de la cérémonie de signature de cet accord.
Le projet vise ainsi à assurer la continuité des actions d’accompagnement, après la fin du programme PME II en 2013, en associant l’ANDPME, a indiqué un autre responsable du programme. Une fois conclu, l’accord codifiera un plan de formation technique au profit des managers, cadres et techniciens de la filière tout comme des opérations d’accompagnement des laboratoires pharmaceutiques dans la mise en place d’actions individuelles de mise à niveau.
Il prévoit également l’intégration des entreprises pharmaceutiques -bénéficiaires d’actions d’appui du PME II et de l’UNOP- aux dispositions du programme national de mise à niveau.
Selon les termes du protocole d’accord, des journées de sensibilisation des entreprises sur la mise à niveau et la qualité seront organisées. Le programme PME II, doté d’un budget de 44 millions d’euros, prendra en charge une partie des coûts de ces actions, le reste revenant au bénéficiaire.
Depuis 2010, cinq sessions de formation liées à l’hygiène, la sécurité de l’environnement, la métrologie, la maintenance et à l’audit des fournisseurs et prestataires ont été dispensées au profit d’une centaine de cadres émanant de 14 laboratoires.
A fin 2012, il est prévu de poursuivre et d’élargir ces cycles de formation à d’autres thématiques à savoir l’accréditation, l’analyse des risques et les indicateurs de productivité.
Par ailleurs, des laboratoires ont bénéficié d’un accompagnement à l’accréditation à la norme ISO 17025 et dans les bonnes pratiques de fabrication (BPF).
De son côté, le directeur général des PME, représentant du ministre de l’Industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement Amouri Brahiti a indiqué que ce protocole instaurait un "partenariat profitable" aux entreprises du secteur de la pharmacie.
"La filière pharmaceutique fait partie des priorités des pouvoirs publics et l’émergence de producteurs respectant les normes reconnues internationalement est un objectif majeur", c’est pourquoi ce protocole "représente une démarche exemplaire de partenariat pour positionner cette filiale à un niveau de compétitivité qualitatif et durable", a encore considéré M. Brahiti.
Par ailleurs, Martins Paulo, responsable des opérations de coopération de l’UE à Alger, a annoncé qu’un autre programme biennal d’appui aux PME algériennes, baptisé P3A (Programme d’appui à l’accord d’association) avait été lancé dernièrement en collaboration avec le ministère algérien du Commerce.
Ce programme, doté d’un budget de 29 millions d’euros extensible, vise à accompagner les administrations publiques dans les différents domaines à développer leurs activités à travers des jumelages entres les institutions nationales algériennes et leurs homologues européennes.APS

mercredi 2 mai 2012

Entretien Mr Xavier Driencourt ambassadeur de France à Alger TSA mai 2012


Entretien avec Xavier Driencourt, ambassadeur de France à Alger

L’Algérie a géré la crise avec plus de "subtilité

" mais les fondamentaux sont toujours les mêmes

Après une mission de près de quatre ans à Alger, Xavier Driencourt quitte ses fonctions d’ambassadeur de France en Algérie. Dans cet entretien, il revient sur son séjour en Algérie et l’avenir des relations algéro‑françaises. 
 
En janvier 2011, en plein printemps arabe et après des émeutes en Algérie, vous avez été auditionné par l’Assemblée nationale française. Vous avez déclaré que la situation en Algérie n’allait pas connaître la même évolution qu’en Tunisie, où le régime de Ben Ali venait de tomber. Comment êtes‑vous parvenu à cette conclusion ?
 
Je dirai que j’ai peut‑être bien senti les choses  à l’époque. J’ai dit aux parlementaires français qu’il ne fallait certes pas sous‑estimer le fait que les "fondamentaux", en Algérie, sont les mêmes que dans les pays voisins, qui ont connu des révoltes et des changements de régime. Une jeunesse dynamique, impatiente, avec les mêmes problèmes d’emploi, de chômage, d’émigration, la relation avec le pouvoir en place, etc.
 
Toutefois, j’avais l’intuition que les choses n’évolueraient pas de la même façon pour plusieurs raisons, notamment à cause de l’expérience des "années noires". Mais pas seulement pour cette raison. Je pense aussi que la nature du système en Algérie est différente de celle des voisins, la relation au pouvoir est également différente. Il y avait à la fois beaucoup de ressemblances et beaucoup d’éléments différents qui font que l’évolution de la situation n’a pas été la même.
 
 
Vous évoquez les mêmes ingrédients que les pays qui ont connu des changements. Seize mois plus tard, ces ingrédients sont‑ils toujours présents ?
 
Les fondamentaux sont toujours les mêmes dans tous les pays de la région. Mais je crois qu’une  grande différence  (il y en a d'autres, évidemment)  réside dans le fait que l’Algérie a une capacité financière plus importante que celle de la Tunisie ou de l’Égypte par exemple.  Cette capacité lui a bien sûr permis de répondre aux aspirations sociales qui s’expriment à travers les mouvements de contestation.  Elle a géré la crise avec plus de "subtilité", c'est le terme que j'avais utilisé à l'Assemblée nationale française. 
 
 
Beaucoup d’Algériens reprochent à l’Europe, notamment à la France, une certaine complaisance à l’égard du pouvoir algérien…
 
En réalité, ce n’est pas à l’Europe mais surtout à la France qu’on reproche  cette "complaisance". On lui a reproché, dans les années quatre‑vingt‑dix, d’avoir été trop proche du pouvoir algérien et du coup de donner le  "la"  en Europe. Oui,  c'est un fait qu'existe une proximité dans la relation. Mais proximité ne veut pas dire, à mes yeux,  complicité ou complaisance.
 
Il y a une proximité, et c'est bien, dans tous les domaines : politique, économique, universitaire, sécuritaire… Les relations algéro‑françaises couvrent  tous les domaines. Il n’y a aucun domaine qui échappe à cette proximité. Parfois, ces relations particulières peuvent être considérées, comme vous le dites,  non pas comme une  "proximité"  mais comme  de la "complaisance". Mais je crois qu’il faut bien distinguer les choses.
 
 
Dimanche prochain, la France élira son président. Comment voyez‑vous l’évolution de la relation après ces élections ?
 
Je pense que, quels que soient les résultats électoraux le 6 mai en France et le 10 mai en Algérie, il est souhaitable d’aller vers une normalisation et ensuite une amplification de nos relations bilatérales.
 
La proximité entre les deux pays ne doit pas rester au niveau des mots. Elle doit se traduire et très certainement après les 6 et 10 mai,  par des initiatives et des gestes forts de part et d'autre. On parle souvent de partenariat d’exception. Mais au‑delà des mots, il faut, de mon point de vue, donner plus d’ambition, de la chair, de la densité, mais aussi de l'affection  aux relations franco‑algériennes.
 
 
Quelles sont les grandes initiatives qui pourraient être prises après le 6 mai pour relancer les relations entre les deux pays ?
 
Je pense qu’il faut aller vers une  forme de  refondation  de notre relation. Il faudrait un "reset", au sens informatique du terme. C’est‑à‑dire reformater notre disque dur, le cœur de la relation franco‑algérienne. Il ne faut pas que ce soit une relation  qui progresse "au jour le jour", qui suive son "bonhomme de chemin" et qui tombe dans la routine. Il faut   absolument se fixer un cap, un objectif ambitieux et mettre de la substance dans ces relations. Il y a par exemple beaucoup d’éléments dans le  projet de  traité d’amitié discuté en 2003.  Peut‑être n’est-on pas obligé de reprendre l’expression "traité d’amitié". Mais il y avait  un contenu et des choses intéressantes dans ce  document qui pourraient faire l’objet de discussions.
 
 
Les Algériens demandent trois choses : davantage de visas, des investissements et un geste sur la question de la mémoire. La France n’apporte pas de réponses claires et donne l’impression d’esquiver ces sujets…
 
Ces éléments sont certes importants mais je crois qu’on ne peut pas réduire la relation franco‑algérienne à ce triptyque : davantage de visas, davantage d’investissements et un geste sur la mémoire. Ce serait réducteur et même un peu  "cynique " si on disait : d'un côté, on vous accorde plus de facilités en matière de circulation, en échange,  de l'autre côté, de facilités pour nos entreprises en Algérie.  Ce serait réducteur de notre relation.
 
  
En matière d’investissements, un projet est particulièrement attendu par les Algériens : l’implantation d’une usine Renault. Êtes‑vous optimiste concernant ce dossier ?
 
Je pense qu’il faut être raisonnablement optimiste. J’ai toujours dit que c’est un dossier difficile. Les discussions entre Renault et d’autres pays étrangers où le groupe s’est implanté, comme la Roumanie ou le Maroc, ont pris plusieurs années. Il ne faut pas s’étonner que les négociations avec l’Algérie prennent aussi un peu de temps.
 
 
Vous partez à deux mois de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie. Avez‑vous laissé un programme pour permettre à la France de participer aux célébrations ?
 
D’abord, comme je l’ai déjà souligné, le 5 Juillet, c’est la fête des Algériens et c’est à eux de décider s’ils souhaitent que la France participe d’une façon ou d’une autre aux festivités. Ensuite, d’ici le 5 juillet, il y aura eu le 6 mai et le 10 mai. C’est après ces dates importantes dans les deux pays qu’il faudrait se poser la question de la participation sous une forme ou sous une autre de la France aux festivités du 5 Juillet.   
 
 
L’Ambassadeur de France à Alger a-t-il une marge de manœuvre dans ses initiatives ?
 
Il est vrai que c’est un poste extrêmement sensible, politique, important et surtout  "visible". Visible en Algérie mais aussi  en  France. La France en Algérie, c’est, si je puis dire,  de la "quasi‑politique intérieure algérienne"  et l’Algérie en France c’est  aussi  de la  "quasi‑politique intérieure française". Mais au risque de vous surprendre, en quatre ans,  j'ai trouvé qu'un ambassadeur de France à Alger  dispose d'une grande marge de manœuvre et d'une  autonomie dans les initiatives qu’il prend.
 
 
Quel souvenir garderez-vous de l’Algérie ?
 
Comme je l’ai souvent dit, on ne sort pas "indemne" de quatre années en Algérie. J’ai beaucoup circulé en Algérie. J’ai toujours été reçu avec beaucoup de sympathie et de gentillesse par les Algériens. Je pense que les gens qui critiquent l’Algérie en France et ceux qui critiquent la France en Algérie passent  "à côté de la plaque", si j’ose dire. Ils passent à côté de la dimension humaine de la relation algéro-française. La dimension humaine, la chaleur humaine et l'affection. C’est ce que je garderai de mon passage en Algérie.TSA Propos recueillis par Lounes Guemache

Mr Jean Ping président de la Commission de l’Union Africaine UA 2012 Algerie


L’Algérie a toujours été au centre de toutes les préoccupations africaines (Ping)
ALGER - Le président de la Commission de l’Union Africaine (UA), Jean Ping, a indiqué mercredi que l’Algérie a toujours été au centre de toutes les préoccupations africaines.
"L’Algérie a toujours été au centre de toutes les préoccupations africaines, elle a toujours assumé son africanité", a déclaré à la presse M. ping à l’issue de l’audience que lui a accordée le président de la République, Abdelaziz Bouteflika.
"Je suis très heureux de voir que le président de la République, en dépit d’un calendrier extrêmement chargé, m’ait reçu pour aborder les problèmes de l’heure", a-t-il souligné.
M. Ping a indiqué avoir abordé avec le chef de l’Etat la crise malienne. Une crise, a-t-il dit, "actuellement au centre de nos préoccupations", ainsi que le coup d’Etat en Guinée Bissau, le conflit entre le Soudan et le Sud Soudan, la crise en Somalie et la situation en Libye.
"Nous avons, Ramtane Lamamra (commissaire à la paix et la sécurité de l’UA) et moi-même, présenté au président Bouteflika un compte rendu sur la situation grave et préoccupante de ces conflits et nous avons sollicité ses conseils qui a bien voulu nous en honorer", a-t-il dit.
"Je tiens à lui réaffirmer toute ma gratitude et le remercier au nom de l’Afrique", a-t-il ajouté.APS

Batimatec mai 2012

Plus de 1000 exposants nationaux et étrangers à partir
 de jeudi au 15ème ’’Batimatec’’
ALGER- Le 15e Salon international du bâtiment, des matériaux de construction et des travaux publics
 "Batimatec" ouvrira ses portes jeudi à Alger avec la participation de plus de
 1.000 exposants nationaux et étrangers.APS

Mr Mohamed Seddik Benyahia souvenir 3 mai 2012



Il y a trente ans, disparaissait
 Mohamed Seddik Benyahia et ses compagnons
ALGER - Il y a trente ans disparaissait le militant intellectuel, homme politique et diplomate, Mohamed Seddik Benyahia, alors ministre algérien des Affaires étrangères.
Le 3 mai 1982 feu Benyahia, trouvait la mort, dans l’explosion en vol de l’avion qui le transportait ainsi que treize autres cadres alors qu’il se rendait en Iran pour une tentative de médiation dans le conflit frontalier qui opposait Téhéran à Baghdad.
Son parcours fut marqué par un engagement sans faille en faveur de la Révolution et fit preuve d’un dynamisme certain à l’Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA).
Militant au sein du mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), il rejoint en 1955 l’organisation de la section de l’UGEMA, à Alger et participe avec la délégation algérienne, à la 1ere conférence afro-asiatique, à Bandoeng.
Membre du conseil national de la révolution algérienne (CNRA), désigné par le congrès de la Soummam en Août 1956, Mohamed Seddik Benyahia est secrétaire général du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) de 1958 à 1962.
Représentant le front de libération national (FLN) au Caire, il est présent à l’Assemblée générale de l’ONU (1957) puis Accra (Ghana) et Monrovia (Liberia), respectivement, en 1958 et 1959, lors des deux premières conférences des Etats africains.
Collaborateur du président du GPRA, feu Ferhat Abbas en 1958, il fait partie des négociateurs du FLN a Melun (1960) et Evian (1961) et (1962) en faveur de la signature des accords d’Evian.
Il fut ministre de l’information et de la culture de 1966 à 1970, succédant à feu Bachir Boumaaza et se fit remarquer par une parfaite organisation du 1er festival culturel panafricain, à Alger qui vit la participation légendaire de Mama Africa, feue Miriam Makeba entonnant sa mémorable chanson "Afrique" et sa toute aussi légendaire "Ana Houra fi El Djazair".
Il avait également été ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (1970/1977) puis ministre des finances (1977/1979).
Feu Benyahia a occupé plusieurs postes ministériels dans les gouvernements de l’Algérie libre dont celui, le dernier, de chef de la diplomatie. Il était connu par tous ceux qui l’ont approché comme un politique et un diplomate de talent, redoutable d’efficacité, une efficacité alliée à de la pudeur.
Il réussit particulièrement à ce poste à faire perpétuer la place et le rôle de l’Algérie dans le règlement des conflits comme cela fut le cas avec la libération des otages américains retenus à Téhéran en 1979. Il avait, échappé à la mort, une première fois, dans un accident d’avion, le 30 mai 1981 à Bamako (Mali).
Mohamed Seddik Benyahia, né le 3 janvier 1932 à Jijel, fréquente le collège durant quatre ans à Sétif avant de retrouver la capitale pour s’inscrire au lycée Emir-Abdelkader et poursuivre ses études de droit en s’engageant comme avocat stagiaire au barreau d’Alger.
Mélomane, admirateur de Hadj El-Anka et Mohamed Abdelwahab selon ses proches, Benyahia avait animé les toutes premières revues culturelles spécialisées "Amal" et "Promesses".
"C’était un homme de cœur, d’une grande valeur humaine, un homme de de dialogue et de conviction", a dit à l’APS son neveu, le Pr Djamel Eddine Nibouche.APS

Mr Soltane Ben Saïd El-Mansouri ministre de l'économie émirati Algerie 2012


Le ministre de l'économie émirati l’a affirmé lundi

Le groupe Emaar pourrait relancer ces projets en Algérie

Les émiratis souhaitent “donner un nouvel élan” aux relations de partenariat avec l’Algérie, “pour dépasser la situation de blocage dans certains projets d'investissement”. C’est du moins ce qu’a indiqué, lundi à Alger, le ministre de l'économie émirati, Soltane Ben Saïd El-Mansouri, en marge de la 10e commission mixte bilatérale.
On se souvient, jusqu’au milieu de 2008, le secteur de l’immobilier constituait l’attrait principal pour les investissements des sociétés émiraties.
Plusieurs sociétés immobilières, dont Emaar, Al-Qudra et Emirates International Investment Company (Eiic), avaient annoncé des projets de plusieurs milliards de dollars. Ces annonces ont été suivies par de nouveaux investissements dans le secteur industriel, comme celui d’Emirates Aluminium International, une société basée à Dubaï qui a annoncé la construction d’une aluminerie d’une valeur de 5,1 milliards d’euros à Béni Saf, et celui d’Eiic dans le câblage électrique, l’agriculture et la banque. Mais l’avènement de la crise financière a réduit l’engagement des Émirats arabes unis en Algérie, dans la mesure où les investisseurs émiratis ont vu les conditions de financement se resserrer dans leur propre pays, obligeant plusieurs fonds d’investissement à réduire leurs activités, voire à se retirer totalement de certains projets. Ainsi, l’entrepreneur Emaar Properties basé à Dubaï a annulé quatre très grands projets. Interrogé par l'APS, le ministre de l'économie émirati a répondu qu'Emaar pourrait relancer ces projets “si des opportunités qui garantissent un rendement et une protection des investissements” se présentent. Soltane Ben Saïd El-Mansouri a confié avoir eu des discussions avec le ministre des Finances, Karim Djoudi, sur les projets du groupe Emaar. Le ministre de l'économie émirati a affirmé qu’Emaar avait abandonné ses projets pour des raisons d'ordre fiscal. Le groupe avait aussi contesté la règle de 51/49% régissant les investissements étrangers en Algérie. “Emaar est l'une des grandes entreprises de l'immobilier qui a une réputation mondiale. Ces entreprises ont certaines exigences auxquelles la partie algérienne doit répondre”, a-t-il souligné, tout en reconnaissant que la crise financière qui a secoué l'émirat de Dubaï en novembre 2009 a aussi participé à ce retrait. Le groupe Emaar avait signé en mars 2008 avec le ministère de l'Industrie et de la Promotion de l'investissement un protocole d'accord portant sur la réalisation, en Algérie, d'importants projets d'investissements intégrés. Emaar devait aux termes de cet accord réaliser une ville “santé” (Healthcare City) et des infrastructures touristiques et d'autres à usage public à Sidi Abdallah (Alger) sur environ 400 ha. Le projet de la baie d'Alger, le plus important investissement qu'Emaar comptait réaliser en Algérie, avait été alors écarté de cet accord, compte tenu de ses spécificités. L’autre projet emblématique des émiratis, Dounya Parc, confié à Eiic, a été relancé récemment. Deux conventions d’investissement ont été signées, en mars 2011, entre le groupe émirati et l’Andi. En tout état de cause, le ministre des Finances a annoncé la mise en place d'une commission de suivi de l'investissement “qui va pendre en charge les investissements algéro-émiratis, qui sont réalisés ou en voie d'être réalisés”. La commission, qui se réunira semestriellement et évaluera la situation des projets d'investissement entre les deux pays, soumettra aux présidents de la commission mixte “les difficultés rencontrées sur certains investissements”, a précisé le ministre. Plusieurs projets de partenariat ont été par ailleurs identifiés. Dans le secteur des finances, les émiratis ont soumis à la Banque d'Algérie des demandes d'agrément pour quatre banques. Dans le domaine de la santé, la commission a approfondi l'examen de deux grands projets d'investissement, dont l'un dans les médicaments avec la Pharmacie centrale des hôpitaux qui est “presque finalisé”.
Pour rappel, la pharmacie centrale des hôpitaux et la firme émiratie d’industrie pharmaceutique Jalfar ont signé un accord de partenariat dans le domaine de la production des solutés massifs. Le plus grand projet, discuté lors de cette session, est celui de l'énergie solaire entre Sonelgaz et un partenaire émirati, notamment dans la production des panneaux solaires, que les émirats arabes unis fabriquent avec des partenaires allemands.
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LIBERTE Par : Meziane Rabhi M R

Coopération Algérie-Union Européenne UGP3A 2012


Coopération Algérie-Union Européenne : De nombreux accords en perspective

L’Unité de gestion du programme d’appui à la mise en œuvre de l’accord d’association, entre l’Algérie et l’Union européenne (UGP3A), gérée par le ministère du CommerceL’Unité de gestion du programme d’appui à la mise en œuvre de l’accord d’association, entre l’Algérie et l’Union européenne (UGP3A), gérée par le ministère du Commerce,  a annoncé hier lors d’une rencontre avec les journalistes  à Alger, la prise de fonction d’une nouvelle équipe constituée de cinq experts.  Selon les explications fournies à cet effet par l’un des membres de cette organisation, chargé du département technique,  «cette équipe a  pour objectif d’aider tout au long des 36 mois à venir à mettre en œuvre les actions à inscrire sur la deuxième phase du Programme, le P3A(2). Il a précisé que «les membres de la nouvelle équipe ont été offi- ciellement installés dans leurs fonctions, le mardi 17 avril 2012. Avant d’ajouter que «ces experts, en collaboration avec les cadres locaux (homologues d’experts, coordinatrices opérationnelles, assistantes…) forment une équipe pour le P3A(2). «Ils s’attellent déjà à réaliser les activités prévues, tant celles liées aux instruments de coopération que celles complémentaires», nous a-t-on souligné
Mettant l’accent sur les activités prévues pour la période 2012-2014, il a indiqué qu’elles portent entre autres sur  «l’identification et le lancement de 15 jumelages institutionnels, l’appui à l’amélioration de la gestion des finances publiques, l’initiation, la coordination et le suivi du déroulement de 40 missions TAIEX par année, outre la réalisation d’actions ponctuelles en réponse à des besoins urgents, ainsi que l’organisation de  deux  séminaires régionaux : la supervision d’études sur des problématiques liées aux missions et objectifs du Programme  et enfin le maintien des activités de communication et de visibilité en direction de différents publics-cibles.
Pour rappel, une convention de financement a été signée le 21 mars dernier entre l’Algérie et l’Union européenne, la partie algérienne ayant été représentée par le ministère des Affaires étrangères-coordonnateur et le ministère du Commerce-bénéficiaire, et la partie européenne par la Délégation de l’Union européenne en Algérie. Cette convention affecte au P3A un budget de 30 millions d’euros, dont 29 millions qui représentent un don de l’Union européenne et 1 million déboursé par la partie algérienne, marquant ainsi l’engagement de l’Algérie pour mener à bien ce programme.
Cette convention dont la mise en œuvre devrait s’étaler sur une durée de 6 années, assurera le financement des activités déjà identifiées et celles qui viendront s’y ajouter.
  Avec un tel budget qui représente, tout de même, le triple de ce qui a été consenti lors de la première phase (10 millions d’euros), la deuxième phase du programme peut être envisagée avec un plan de charge beaucoup plus important, nous apprend-on. A titre d’exemple, un volet est réservé à part entière au renforcement du secteur des Finances, avec une enveloppe de 5 millions d’euros.     
 Makhlouf Aït Ziane El MOUDJAHID
 

Viadeo l’innovation flexibilité 2012

 marché des réseaux sociaux professionnels 2012
Viadeo pour se hisser au rang de numéro 1, Viadeo essaie constamment d’innover. Chaque mois, de nouvelles versions du site sortent pour aller vers plus de flexibilité et plus de services aux professionnels 2012

mardi 1 mai 2012

Ambassadeur de France Mr Xavier Driencourt nos relations France Algerie 2012


Xavier Driencourt : «Il faut y aller vers une refondation de nos relations»

Au terme de son mandat, l’ambassadeur de France, Xavier Driencourt, dresse un bilan plutôt positif de sa mission en Algérie et ce, malgré «les crispations» qu’ont connu les relations algéro-françaises juste après son arrivée à Alger. 

M. Driencourt, qui nous confié ses impressions lors de la réception donnée à l’occasion de son départ, préconise la nécessité de «repenser et refonder»les relations entre les deux pays. Car le risque entre Alger et Paris est que les relations «se banalisent», estime-t-il.

Au terme de votre mission en Algérie, quels sont les dossiers qui ont connu un règlement ou une évolution et quels sont ceux qui demeurent en suspens ?
Presque quatre ans en Algérie, pour un ambassadeur, c’est un peu comme au scrabble, cela compte double. Ce sont quatre années denses. Ce fut à la fois un poste difficile, mais en même temps passionnant, très prenant. Le plus passionnant de ma carrière.
L’Algérie est un partenaire avec lequel nous avons des relations denses dans tous les domaines, politique, économique, culturel, historique…, donc il y a beaucoup de sujets à couvrir pour un ambassadeur de France en Algérie. Après quatre ans, vient l’heure des bilans. Je suis arrivé en 2008 dans une période difficile. Avant mon arrivée, il y avait eu les visites très réussies du président de la République française, Nicolas Sarkozy, celle du Premier ministre François Fillon. Et puis, quand je suis arrivé il y a eu un certain nombre d'irritants qui ont crispé nos relations pendant deux années. J'ai dû m'attacher à faire en sorte que nous parvenions à des relations plus sereines.
Dans un bilan, il y a des points positifs et d’autres négatifs. J’espère avoir été, à mon niveau, un artisan de la reconstruction et avoir apporté ma pierre à l’édifice des relations bilatérales. Dans les points positifs, il y a eu la reprise du dialogue politique après cette période difficile 2008-2010. En 2010, nous avons repris le contact grâce aux missions de Claude Guéant, en tant que secrétaire général de l’Elysée, qui est venu à deux reprises à Alger, puis celle d’Alain Juppé. Je suis allé moi-même à Paris pour convaincre Alain Juppé de venir en Algérie parce que c’est un pays important, exigeant, avec lequel nous devons avoir un dialogue. Je pense que le dialogue a été réamorcé entre les deux pays. La visite de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Justice, les cinq visites de Jean-Pierre Raffarin, un certain nombre de «passeurs» ont su garder un contact politique avec l'Algérie, J.-P. Chevènement, Manuel Valls, Jacques Toubon, Claude Estier… le contact a été maintenu.
M. Raffarin, de son côté, a pu régler un certains nombres de dossiers économiques. Il y avait une bonne douzaine de dossiers économiques sur la table qui n’étaient pas réglés ; après ses visites, dix sur douze ont été résolus. D’autres le seront bientôt j’espère.
J’ai aussi réglé le dossier de la Chambre française de commerce et d’industrie, qui était «franco-française» dans les statuts ; j’ai réussi à convaincre les Français de transformer les statuts pour en faire une Chambre algéro-française avec un conseil d’administration paritaire. C’est désormais une institution très solide et dynamique, qui vient d’ouvrir une antenne à Béjaïa et qui sera un vecteur du développement économique.
Autre point positif : la transformation des centres culturels en Instituts français d’Algérie et j’espère que la 6e antenne, à Tizi Ouzou, ouvrira bientôt. Toujours dans le domaine de l’éducation, je peux citer un beau succès : l’ouverture de l’école primaire du lycée français. Une nouvelle école attirera bien sûr les entreprises françaises.
Sur les visas aussi, beaucoup d'améliorations ont eu lieu. Il y a en revanche des dossiers que je n’ai pas réussi à faire avancer, comme la nécessité d’utiliser la «force de frappe» que sont les anciens coopérants français arrivant à l’âge de la retraite avec une expérience de quarante ans et pouvant revenir former des formateurs algériens dans différents domaines.
Justement au sujet du dialogue politique, l’Etat français a, à plusieurs reprises, affirmé son soutien aux réformes politiques engagées en Algérie à la faveur des révoltes arabes. Dans quel sens ces réformes pourraient renforcer le dialogue bilatéral ?
Comme je l’ai souligné, les deux premières années de mon mandat ont été quasiment «blanches». Nous n’avons pas réussi à créer un vrai dialogue politique avec l’Algérie et, finalement, coïncidence bénéfique, le dialogue a été repris fin 2010, peu avant que commencent tous les mouvements dans le Monde arabe et méditerranéen. 2011 a été l’année des grands mouvements dans le Bassin méditerranéen. Evidement, nous avons été et nous sommes toujours très attentifs à ce qui se passe en Algérie, parce que c’est un pays très particulier pour nous. J’ai dit souvent que chaque pays doit trouver son «rythme propre» en matière de réformes. L’Algérie n’est pas la Tunisie ni l’Egypte. Ce n’est pas non plus la Libye, heureusement ; ce n’est pas la Syrie, heureusement. On ne peut pas souhaiter à l’Algérie la violence qu’il y a en Syrie et ce qui se passe en Libye.
Donc l’Algérie doit trouver son rythme avec, au calendrier, les élections législatives puis la réforme de la Constitution. Alain Juppé a eu une expression lorsqu’il est venu ici en disant que «nous encourageons les réformes en Algérie, c’est le premier pas» et il avait ajouté qu’«un premier pas, cela suppose un deuxième». Donc les élections ne sont pas une fin en soi, c'est une étape dans un processus de réforme.
J’espère avoir donné des avis pertinents à Paris sur la situation en Algérie et avoir contribué, à mon modeste niveau, à ce dialogue. Encore une fois, ce n’est pas à nous, Français, de faire la leçon aux Algériens et de leur dire de suivre la voie de tel ou tel pays. Le peuple algérien est souverain, il faut, dans ce processus de réforme, qu’il puisse affirmer sa volonté.
Ces deux pays qui s’observent mutuellement se sont retrouvés en divergence sur la gestion de la crise de la Libye. Est-ce que cela n’a pas impacté négativement les relations après ce réchauffement dont vous avez parlé ?
Les deux pays ont eu des approches différentes plus que divergentes. Mais je crois que chaque approche doit être resituée dans son contexte. La Libye est le grand voisin de l’Algérie. Alger a forcément eu une approche différente de la nôtre et, par principe, l'Algérie est contre les interventions militaires étrangères, de surcroît sur le continent africain. Peut-être, avec le recul, nos deux pays auraient pu former davantage un tandem sur ces dossiers importants, réunissant à la fois l’expertise française et l’expérience et la sensibilité algérienne.
Cela nous amène à la question de la situation dans le Sahel. Comment les deux pays abordent-ils cette crise ? Existe-il une convergence de vues ?
Alors que sur la Libye nous n’avons pas eu cette expérience de tandem algéro-français, en revanche sur le Sahel, je crois que nous sommes sur le même bateau. Parce que le Sahel, c’est la frontière sud de l’Algérie. Ce sont des pays très liés à l’Algérie. Du côté français nous avons aussi, et les Algériens le savent, des intérêts dans cette région. Nous avons beaucoup de Français présents dans cette région, au Mali, au Niger, au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Nous avons des intérêts économiques et nous avons hélas un certain nombre de ressortissants qui ont été enlevés. Bien avant le déclenchement de ce conflit, nous avons eu beaucoup d’entretiens et de discussions avec nos amis algériens, des échanges téléphoniques entre le ministre de la Coopération et son homologue algérien, des réunions de travail. Je crois que nous avons une grande proximité de vues. La situation au Sahel était déjà très instable avant les évènements de Libye. Nous sommes en faveur de l’intégrité territoriale de ces pays, en particulier du Mali. Nous ne souhaitons pas d’intervention militaire étrangère.
La Franceattend-t-elle un rôle particulier de l’Algérie sur ce dossier ?
L’Algérie est directement impactée par ce qui se passe dans cette région en raison de la géographie. C’est quelque part chez elle. Je crois que notre coopération est très forte, nos échanges de vues et d’informations le sont également. Nous allons toujours encourager les initiatives algériennes. Nous avons soutenu les différentes conférences d’Alger qui ont lieu à partir de septembre dernier.
Pour rester dans cette région, au-delà de l’insécurité, qu’est-ce qui se joue dans le Sahel ? Certains observateurs vont jusqu’à dire qu’on pousse vers la partition des pays ; d’autres évoquent même une recolonisation. Quelle analyse faites-vous ?
C’est la sécurité d’une bonne partie de l’Afrique qui se joue et donc la sécurité de l’Algérie. C’est pour cela que l’Algérie est concernée. Je crois que personne ne peut envisager sérieusement qu’il y ait une zone de non-droit, une zone de trafic qui va de la Somalie à la Mauritanie. Le développement économique de l’Afrique passe par des échanges Est-Ouest, Nord-Sud et personne ne peut envisager qu’il y ait une «bande géographique», une frontière, un mur qui s’appellerait le Sahel et serait cette zone de non droit. C’est cela le principal enjeu. Cela empêcherait les échanges. Comprenez bien que les différents pays sont directement concernés par cette insécurité qui se développe. Avoir une sorte d'Afghanistan au sud de Tamanrasset serait dramatique pour tous.
Ce risque existe-il réellement ?
Je crois qu'il faut envisager sérieusement les choses. On ne peut éviter la question du cinquantenaire de l’indépendance qui a été fortement célébré en France. La question de la mémoire continue d’«empoisonner» les relations entre Alger et Paris.
Comment faire de cet anniversaire un nouveau départ ?
C’est la question essentielle. Parce qu'à travers elle, il y a la mémoire, l’Histoire et surtout l’avenir de nos relations. Donc c’est une question particulièrement difficile et sensible. Ce cinquantenaire on en a beaucoup parlé en France et assez peu en Algérie pour l’instant, pour une «raison mécanique». Les six premiers mois de l’année 2012, ce sont des mois un peu «franco-français» avec les différents évènements, les Accords d’Evian, la rue d’Isly, etc. Le cinquantenaire de l’Algérie commencera en Algérie le 5 juillet. La deuxième partie de l’année sera donc algérienne.
En même temps, ce cinquantenaire est celui de l’Algérie. C’est aux Algériens de célébrer l’indépendance de leur pays, le choix de l’indépendance fait par le peuple algérien en 1954 et en 1962.
Il y a eu en France beaucoup de commémorations depuis la fin 2011 jusqu’au cinquantenaire des Accords d’Evian, beaucoup d’émissions de télévision, de livres. Il y a une littérature abondante. Cela a été perçu comme négatif vu du côté algérien du fait des blessures rouvertes avec parfois un côté nostalgique. L’accent a été mis davantage sur la fin de l’Algérie française, le départ des pieds-noirs, la fin de la colonisation, sur les souffrances des pieds-noirs et des harkis que sur votre indépendance.
Or, il ne faut pas s’arrêter là, il faut aussi commémorer ce qui a été un nouveau départ pour l’Algérie. La construction d’un pays nouveau avec ses forces et ses défis.
Cela dit, ce cinquantenaire intervient dans un contexte délicat, une double année électorale en Algérie comme en France. Il est vrai que c’est difficile de célébrer ce cinquantenaire dans la sérénité en période électorale. Ce qu’il faut dans les relations algéro-françaises, c’est vraiment de la sérénité.
Après les élections, les deux pays doivent trouver un moyen de repenser, refonder leurs relations. Qu’ils prennent une initiative forte, parce que de mon point de vue, il existe une fenêtre de tir (comme disent les stratèges) assez brève pour cette refondation. Il faut la saisir pour parvenir d'abord à une normalisation de nos relations et, si possible, aller vers une refondation de ces relations.
Comment faire pour y parvenir ?
Dans des relations compliquées, il faut faire une refondation ou bien ce que j’appelle un «reset» au sens informatique du terme. Quand l’écran devient brouillé, il y a trop de «bugs» dans l’ordinateur, il faut faire un «reset», on l'arrête et on repart à zéro. Avec l’Algérie, il faut faire la même chose. S’il y a trop de bugs dans nos relations, si l’écran se brouille, il faut formater le disque dur. Il restera toujours dans ce disque quelque chose. Toute la mémoire de l'ordinateur et donc de nos relations, ne sera pas effacée mais on pourra aller de l’avant.
Le grand risque de nos relations, c’est la banalisation. La France et l’Algérie ne peuvent pas et ne doivent pas avoir des relations banales. Nous devons mettre dans les relations de la densité, de la chair, de la substance et de l’affection autant que de la sérénité, pour que nos relations soient vivantes et pas «banales» ou banalisées.
Les générations nées en France après la guerre d'Algérie connaissent mal l’Algérie parce que, longtemps, il y a eu un silence sur la guerre d’Algérie. Ce n’est que récemment qu'on a reparlé de cette période. La génération de l’indépendance a eu la responsabilité historique d’assumer le choix du destin de l’Algérie entre 1954 et 1962, les générations suivantes doivent avoir la responsabilité historique d’éviter cette banalisation et de parvenir à une normalisation pleine de nos relations et à une densification.
Cela pourrait-il se faire si l’actuel Président est réélu, avec son rival ou bien dans les deux cas ?
Je pense que les prochaines équipes, quelles qu’elles soient, doivent se poser la question. Pour terminer, vous savez, j’ai beaucoup aimé mon séjour en Algérie. Etre ambassadeur de France en Algérie n’est pas un poste banal. Bien au contraire, c’est un poste de haute responsabilité. Je suis venu pour la première fois en Algérie en 1978 ; j’ai appris à l'époque à aimer l’Algérie et son peuple. Et pendant ces quatre années, j’ai rencontré beaucoup de monde, j’ai voyagé dans l’Algérie profonde. Partout où je suis allé, j’ai été accueilli avec beaucoup d’hospitalité et d’affection. C’est cette image que j’emporterais. C’est le terme «affection» qui doit caractériser les relations entre nos deux pays.
Hacen Ouali EL WATAN

Algerie PME l’émergence d’entreprises compétitives 2012

PME : des spécialistes plaident pour l’émergence d’entreprises compétitives
ALGER - L’émergence d’un tissu de PME algériennes compétitives en tant qu’acteur actif dans le développement économique a été au menu d’une rencontre tenue en prévision des états généraux de la PME, prévus au mois de juin prochain, a-t-on appris mardi auprès des organisateurs.APS

Mr Abdelaziz Bouteflika président de la République inaugure le Centre technique de la FAF à Sidi Moussa Alger 2012


Le président Bouteflika inaugure le Centre technique de la FAF à Sidi Moussa (Alger)
ALGER - Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a inauguré mardi le Centre technique national de la Fédération algérienne de football (FAF) à Sidi Moussa (Alger) en présence de plusieurs personnalités sportives.
Etaient présents le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua et le directeur du centre technique, Hamid Haddadj.
Le centre de Sidi Moussa est composé de plusieurs infrastructures permettant une bonne préparation de l’athlète. Sa création sur décision de M. Bouteflika, en décembre 2003, répond au besoin impératif d’une meilleure gestion de l’entraînement chez les jeunes et à l’émergence et au perfectionnement d’une élite nationale de football.
Il est composé notamment de trois terrains de football, un en gazon naturel et deux en gazon synthétique, dont un financé par la FIFA dans le cadre de son programme d’aide, d’une salle de musculation, d’un bloc pédagogique avec bibliothèque et quatre salles de cours dont trois pouvant avoir une capacité de 60 à 100 élèves, d’un boulodrome et de deux centres de récupération composés chacun d’un sauna, d’un bassin d’eau et d’une installation de jacuzzi.
Le centre dispose également de plusieurs autres blocs, entre autres ceux d’hébergement de 40 et 64 lits dotés d’une salle de restauration de 120 places.
Le président Bouteflika visite le Centre technique de la FAF
ALGER- Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a visité mardi les différentes infrastructures du Centre technique national de la Fédération algérienne de football (FAF) à Sidi Moussa (Alger) qu’il a inauguré peu auparavant, avant de se rendre au stade du 5 juillet pour assister à la finale de la coupe d’Algérie de football.
M. Bouteflika a, aux côtés du ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Hachemi Djiar, assisté à une projection de diaporamas présentée par le directeur du centre, M. Hamid Haddadj, au cours de laquelle ce dernier a retracé les différentes étapes de la construction du site, et décrit les projets futurs inscrits au programme.
M. Haddadj a expliqué que la FAF a acquis une parcelle de terrain pour la construction d’un quatrième stade (en gazon naturel) qui va s’ajouter aux trois autres déjà existant (deux en gazon synthétique et un en gazon naturel). La FAF compte aussi construire, entre autres, une piscine et un bloc propre à l’administration.
Le chef de l’Etat s’est enquis, de son côté, de la situation du sport en Algérie, notamment du football, qui est passé au professionnalisme il y a deux saisons.
Le président de la Fédération algérienne de football, M. Mohamed Raouraoua, a expliqué qu’il fallait "4 ou 5 ans" pour avoir des résultats, se félicitant, par ailleurs, des moyens mis par les pouvoirs publics à la disposition du sport en Algérie.
M. Raouraoua a remis, par la suite, des cadeaux symboliques au président de la République. Le centre de Sidi Moussa est composé de plusieurs infrastructures permettant une bonne préparation de l’athlète. Sa création sur décision de M. Bouteflika, en décembre 2003, répond au besoin impératif d’une meilleure gestion de l’entraînement chez les jeunes et à l’émergence et au perfectionnement d’une élite nationale de football.
Il est composé notamment de trois terrains de football, un en gazon naturel et deux en gazon synthétique, dont un financé par la FIFA dans le cadre de son programme d’aide, d’une salle de musculation, d’un bloc pédagogique avec bibliothèque et quatre salles de cours dont trois pouvant avoir une capacité de 60 à 100 élèves, d’un boulodrome et de deux centres de récupération composés chacun d’un sauna, d’un bassin d’eau et d’une installation de jacuzzi.
Le centre dispose également de plusieurs autres blocs, entre autres ceux d’hébergement de 40 et 64 lits dotés d’une salle de restauration de 120 places.APS

Made in Algeria Europe France 1mai 2012


L’usine est basée à Boumerdès

Le gazon synthétique made in Algeria exporté vers la France

inaugurée il y a à peine trois ans, l’usine de l’IRS Deriche, spécialisée dans la production de gazon synthétique, a commencé avant-hier à exporter ses produits "Kits de gazon", qu’elle fabrique à Boumerdès, vers la France. La cérémonie de cette première expédition de produits de gazon synthétique algérien vers un pays européen s’est déroulée en présence des autorités locales, à leur tête le wali et le président de l’APW de Boumerdès.
Ce produit "made in Algeria" est une gamme destinée surtout aux jardins, piscines et balcons. “Nous allons distribuer ce produit très prisé aux grandes surfaces françaises en attendant de commander d’autres produits qui rentrent dans le cadre de l’aménagement des aires de jeux”,  a indiqué M. Bernard Delon responsable de l’entreprise PFD "Plantes fleurs distribution" au cours d’une conférence de presse organisée à Boumerdès, au siège de l’entreprise IRS.
Le même responsable a justifié le choix de l’usine algérienne par la qualité de ses produits. “Nous avons fait plusieurs tests avec d’autres fournisseurs, mais le meilleur produit qualité/prix est celui qui est fabriqué en Algérie par l’IRS Deriche”, dira encore M. Bernard Delon.
De son côté, le responsable de l’IRS, M. Deriche Hassen, a indiqué que son entreprise va livrer ensuite un terrain de football en gazon synthétique de dernière génération au Tchad. “Nous allons assurer nous-mêmes la pose du gazon”, a ajouté M. Deriche qui compte faire connaître son label aux autres pays, notamment de la Méditerranée et de l’Europe.
Après avoir limité les importations en devises en produisant sur le sol algérien ses propres produits, l’IRS est passée à la vitesse supérieure pour faire rentrer des devises au pays et conquérir le marché international où la concurrence est rude. “Je vous assure que le produit fabriqué à Boumerdès est de loin l’un des meilleurs dans le bassin méditerranéen”, confie M. Bernard qui ambitionne d’arracher l’exclusivité de la distribution du gazon algérien en France. De son côté, le wali de Boumerdès s’est félicité de cette première opération d’exportation d’un produit algérien vers un pays européen tout en encourageant les autres entreprises qui apportent une plus-value à l’économie du pays.
Évoquant le parcours des activités de l’entreprise devant les journalistes, M. Deriche dira : “Vu la demande croissante nationale et internationale, cela nous a privilégiés et incités à produire notre propre gazon synthétique sur le sol algérien, C'est alors que naît l'unité de production Synthetic Grass Factory, avec une capacité de production d'environ un million deux cent cinquante mille mètres carrés par an.” L’IRS traîne une expérience de 15 ans dans la réalisation et la  mise en œuvre des revêtements sportifs, soit plus d’un million de mètres carrés de gazon de dernière génération installés dans 160 stades et terrains de football à travers le territoire algérien.
Maintenant que l’entreprise s’apprête à rentrer dans la cour des grands, ce sont d’autres horizons qui s’ouvre à l’IRS, qui aspire à représenter dignement l’Algérie dans un marché où la concurrence est souvent rude.


LIBERTE Par : Madjid T M. T