Algerie Europe coopération durable

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Patrick le Berrigaud

samedi 9 juin 2012

Madame Suad Al-Amri l’invitée de l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel Aarc 2012


Suad Al-Amri au cycle “lettres en luttes” dédié à la Palestine

“Les pays arabes doivent se séparer de la religion”


L’écrivaine et architecte palestinienne Souad Al-Amri était l’invitée de l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (Aarc), samedi passé, au Diwan Dar Abdelatif. Elle était présente dans le cadre du cycle “Lettres en luttes” dédié à son pays. Cette rencontre a permis à l’assistance de découvrir cette femme, auteur de l’ouvrage Mourad, Mourad qu’elle a écrit au risque de sa vie. Tout au long de ce rendez-vous, elle a évoqué son expérience personnelle dans l’écriture de son livre, les séquelles de la guerre et la relation du Printemps arabe avec la Palestine.
L’histoire de Mourad, Mourad est inspirée de faits réels. Le point de départ de ce projet est né à travers les travailleurs palestiniens en Israël. “L’économie du pays dépend à 1000% de celle d’Israël. Suite à l’abattage des oliviers, premières ressource de la Palestine, cela a conduit plus de cent-cinquante mille ouvriers à traverser de l’autre côté de la frontière pour travailler”, a-t-elle indiqué.
Se déclarant une grande “écolo et amoureuse” de la nature, Suad Al-Amri était offusquée par la destruction d’un million et demi d’arbres pour la construction du mur. “Ces circonstances m’ont amenée à Mourad, un employé jeune et chétif. Il partait constamment en Israël pour travailler et cela m’a donné l’idée d’écrire ce livre”, a-t-elle souligné. Cet ouvrage a été écrit comme une enquête journalistique, pour décrire la misère et la souffrance vécues par ces milliers de personnes. “J’ai porté les vêtements de mon époux. J’ai contacté le frère de Mourad et je suis partie à l’aventure”, a dévoilé Suad Al-Amri.
En immersion, l’écrivaine a dépassé les frontières de Ramallah en effectuant dix-huit heures de marche avec les autres travailleurs. “Nous avons été confrontés à de nombreux obstacles. Après la marche, nous avons pris le bus en direction d’une région nommée Zaouia. Nous avons affronté l’armée israélienne. Croyant à chaque fois avoir franchi le danger, on se retrouvait dans une nouvelle impasse”, a-t-elle signalé. Et d’ajouter : “Ces hommes âgés entre 22 et 23 ans vivent une misère que l’on ne peut pas imaginer.” En racontant son périple, le sentiment de peur et de danger la regagnait. “La guerre nous accapare intérieurement, on ne peut jamais se libérer de cela. En fait, cette peur nous tient prisonnier dans le plus profond de nous-mêmes”, a soutenu Suad Al-Amri. En outre, interrogée sur les révolutions dans les pays arabes, l’invitée de Diwan Dar Abdelatif s’est montrée “jalouse”. “(…) Ces événements ont mis la Palestine à l’ombre même si c’est une autre histoire”, a-t-elle avoué. “Le monde arabe a régressé, les partis ne sont pas solidaires entres eux, mis à part les religieux. Je pense que ces pays doivent se séparer de la religion. La foi est personnelle ! J’estime que la citoyenneté ne doit pas être définie avec la religion”, a-t-elle conclu.



LIBERTE Par : Hana Menasria H M

السيدة سعاد العامري وبدعوة من الوكالة الجزائرية للالتأثير الثقافي AARC 2012
Ms. Suad Al-Amri's guest of the Algerian Agency for the cultural influence AARC 2012
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