Algerie Europe coopération durable

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Patrick le Berrigaud

samedi 31 mars 2012

Energies renouvelables un vecteur pour le développement Algerie 2012


Portail Algérien des ÉNERGIES RENOUVELABLES 

 Les énergies renouvelables , un vecteur pour le développement

Samedi 31 mars 2012
"Le moment est venu d’aller vers une stratégie énergétique qui permettra le développement durable", c’est ce qu’a indiqué le Professeur Chems-Eddine Chitour de l’Ecole nationale polytechnique à Alger dans son étude, intitulée "les défis énergétiques mondiaux : Le développement durable en Algérie", dont une copie nous a été remise, le professeur a souligné que la priorité pour le pays est de définir stratégie énergétique reposant sur un modèle énergétique adaptable et applicable à tous les niveaux.
Avant d’ajouter que "le problème du développement durable est l’affaire de tous" Il dira dans ce contexte que "la mise en œuvre nécessite une coopération bien comprise en partant du principe que chaque calorie exportée doit être échangée contre un savoir-faire. Les entreprises et les Etats qui veulent accompagner l’Algérie doivent investir dans la formation des hommes" a-t-il ajouté.
Pour appuyer ses dires, le professeur a indiqué "qu’à titre d’exemple je suis convaincu qu’un projet comme celui de Desertec ne pourra réussir que s’il est adossé à une institution de formation en techniciens et ingénieurs du domaine".
Mettant l’accent sur la participation de l’université dans le développement le Pr Chems-Eddine Chitour a estimé que l’université peut et doit être sollicitée pour former des créateurs de richesse en étant un incubateur de start-up. Selon lui le plan Marshall des énergies renouvelables est une opportunité exceptionnelle pour mettre en place des milliers de petites entreprises.
Le Professeur a souligné par ailleurs, que l’Algérie est un pays immense par son histoire, par sa superficie par ses richesses par sa jeunesse. Pourtant son économie est totalement dépendante des énergies fossiles.
Le parc automobile algérien : 5 millions de véhicules.
Le transport représente aujourd’hui près de 40% de la consommation finale des produits pétroliers. Pour lui, l’’Algérie dispose de ressources fossiles qu’elle exploite à fond. Elle importe des biens de consommation énergivores (véhicules, appareils électroménagers, en absence de normes et de contrôles.
L’énergie et l’eau sont pratiquement gratuites.
Le soutien de prix fait qu’elle importe le gas oil pour des centaines de milliers de dollars alors qu’elle dispose d’excédents de GPL et de GNL qui peuvent être utilisés pour le transport.
Mettant l’accent sur le potentiel en énergie renouvelable du pays il a souligné que le régime de vent modéré et 2 à 6 m/s. S’agissant de l’énergie biomasse, potentiel des déchets urbains et agricoles, 37 millions de TEP et 1,33 millions de TEP/an. Concernant l’énergie hydroélectrique, ce sont 103 Sites de barrages recensés dont plus de 50 en exploitation. Et l’énergie solaire qui a un potentiel annuel de 5 milliards GWh.
Makhlouf Aït Ziane, El Moudjahid

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